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Ligue 1 : Montpellier taille patron, Rennes taille poltron

Le résumé de l'actu de votre club en deux phrases, pas toujours très sympa.

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France Télévisions
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Le Montpelliérain Olivier Giroud félicite son équipier Geoffrey Dernis après la belle victoire de leur club contre Lorient, le 3 décembre 2011. (PASCAL GUYOT / AFP)

1- Montpellier 36 points (vainqueur de Lorient 4-0). La grande question était de savoir s'ils allaient réussir à assumer leur statut de leader de la L1. La réponse est dans le score de leur match face à Lorient, dans les trois passes décisives d'Olivier Giroud, dans le jeu qu'ils déploient. A ce rythme-là, ils ne seront pas rejoints à la trêve.

2- Paris 33 (vainqueur d'Auxerre 3-2). Un match où les Parisiens doivent gagner avec une marge plus importante, mais où ils gagnent quand même alors qu'ils ont encaissé deux buts. Un cap psychologique important : les joueurs ont dû voir, comme tout le monde, que quand ils jouent ensemble, ils marquent.

3- Lille 31 (vainqueur d'Ajaccio 3-2). Verre à moitié plein : une victoire, ça vaut 3 points, qu'on l'emporte 9-0 ou 3-2 chez le dernier sur un penalty de fin de match en ayant été obligé de faire rentrer ses stars qu'on espérait maintenir au repos. Verre à moitié vide : est-ce rassurant avant de jouer un match capital de Ligue des Champions face aux Turcs de Trabzonspor?

4- Lyon 29 (vainqueur de Toulouse 3-2) L'OL sans Gourcuff, ça joue pas si mal en attaque. Reste à envisager à mettre Cris sur le banc. Le "Policier" n'est plus que l'ombre de lui-même, et a concédé un penalty qui a causé une fin de match compliquée à son équipe. Menant 3-0, Lyon a vraiment eu du mal à gérer son match, et ses leaders ont encore du travail.

5- Rennes 28 (battu à Nice 0-2) L'ex-meilleure équipe à l'extérieur de L1 s'est montrée très timide samedi soir. Parce que Nice, depuis un paquet de matchs, ce n'était pas un foudre de guerre. Mais la peur de gagner, qui habite les Bretons dès qu'ils peuvent effectuer une performance d'importance, ne les quitte pas.

6- Toulouse 26 (battu à Lyon 2-3) Un match que Toulouse ne devait pas perdre. Le club de la ville rose a été largement dominé, mais s'est montré dangereux à chaque fois qu'il a tenté quelque chose. Les Toulousains peuvent se mordre les doigts de ne pas avoir accroché le nul.

7- Marseille 24 (vainqueur de Caen 2-1). Non seulement c'est une victoire à l'extérieur, mais le problème Gignac est réglé. Celui qui s'est accroché verbalement avec Deschamps s'est blessé aux adducteurs. Il sera absent six semaines... soit l'ouverture du mercato, où il pourrait quitter la cité phocéenne.

8- Saint-Etienne 24 (auteur d'un bon nul à Brest 2-2). Merci M. l'arbitre, merci au lacet du défenseur brestois Jonathan Zebina. Sans ces deux facteurs exogènes, jamais les Verts ne doivent rapporter un point du stade Francis Le Blé.

9- Lorient 23 (écrasé à Montpellier 0-4). On attendait mieux d'une équipe lorientaise joueuse. C'était oublier un peu vite qu'à l'extérieur, Lorient, ça n'est toujours pas ça.

10- Caen 19 (battu par l'OM 1-2). Défaite honorable contre l'OM, mais passons. L'info du week-end côté normand, c'est la retraite de Grégory Tafforeau, un de ces grognards de la Ligue 1 qui jouait depuis tellement longtemps qu'il faisait partie du paysage. Salut l'artiste, qui devient recruteur du club.

11- Evian 19 (vainqueur de Valenciennes 2-1) Bien aidés par le défenseur valenciennois Isimat-Mirin expulsé au bout d'un quart d'heure, les Savoyards sont en train de montrer, comme Dijon, que leur place n'est pas forcément dans la charrette des relégables. Reste à expliquer pourquoi on siffle Sidney Govou dans les tribunes.

12- Bordeaux 16 (vainqueur de Nancy 2-0) Les Girondins ont marqué au bout de 18 secondes de jeu, par Plasil. Le record de la L1 ne tombe pas (c'est Patrice Rio en 1992 avec Caen contre Cannes), mais celui de cette année oui (c'était Loïc Rémy à Djion après 19 secondes de jeu). Sinon, pas grand chose à signaler.

13- Sochaux 18 (auteur d'un nul à Dijon 0-0). Euuhhhh, rien de neuf depuis la semaine dernière, si ce n'est qu'on a retrouvé Kévin Anin, égaré par le club.

14- Dijon 18 (auteur d'un nul face à Sochaux 0-0). Supporters dijonnais, vous avez bien fait de regarder Miss France ou le Téléthon, il y avait plus d'action que sur le terrain.

15- Brest 16 (tenu en échec par Saint-Etienne 2-2). L'égalisation stéphanoise alors que le défenseur central breton attendait depuis 2 minutes l'autorisation de l'arbitre pour faire son retour sur le terrain, c'est Alex Dupont, l'entraîneur local, qui en parle le mieux : "Je suis particulièrement en colère. On est battus sur une décision de l'arbitre qui n'est pas du tout dans l'esprit. J'ai l'impression que l'on envoie les jeunes arbitres à Brest pour les tester."

Alex Dupont, l'entraîneur de Brest, s'explique avec l'arbitre du match Brest-Saint-Etienne, à Brest, le 3 décembre 2011. (PATRICK TELLIER / MAXPPP)

16- Auxerre 15 (battu à Paris 2-3) Rétrospectivement, on pourra se dire que c'est sympa de la part de l'ancien Parisien Laurent Fournier de ne pas avoir enfoncé son pote Antoine Kombouaré. Sinon, Auxerre, c'est toujours aussi généreux, mais toujours aussi naïf.

17- Valenciennes 14 (battu à Evian 1-2). Dark Valenciennes, c'est le Valenciennes qui joue mal et ne met pas un pied devant l'autre. Le frère caché de celui qui a fait tourner e bourrique le LOSC. Celui qui explique aussi que VA ne soit que 17e.

18- Nice 14 (vainqueur de Rennes 2-0). Résurrection? Trop tôt pour le dire. Surtout que Nice a marqué avec deux défenseurs. Il serait temps que les attaquants fassent quelque chose dans cette équipe.

19- Nancy 14 (battu à Bordeaux 0-2) La seule équipe contre qui Bordeaux s'était à ce point promené, c'est Ajaccio. Pas vraiment flatteur pour les Lorrains.

20- Ajaccio 8 (battu par Lille 2-3) Quand ça ne veut pas, ça ne veut vraiment pas pour des Corses qui ont ouvert le score rapidement (d'habitude, c'est bon signe), sont revenus avant la mi-temps (d'habitude c'est bon signe). Mais Ajaccio a encore perdu. Courageux mais maudits, les Corses.

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