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Le PSG battu par Nancy (0-1) : Kombouaré est-il menacé?

L'entraîneur parisien pourrait pâtir de la défaite face aux Lorrains... mais pas tout de suite.

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France Télévisions
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Antoine Kombouaré, entraîneur du PSG, pendant le nul de son équipe contre Bordeaux, le 6 novembre 2011. (NICOLAS TUCAT /AFP)

Le Paris SG, surpris par Nancy (0-1) dimanche lors de la 14e journée, conserve la tête du classement même si ce 2e revers en L1 depuis août fragilise un peu plus la situation de son entraîneur Antoine Kombouaré, puisque son club est déjà en contact avec d'autres entraîneurs.

Alors que Paris avait l'occasion de reprendre trois points d'avance sur ses poursuivants, le voilà désormais talonné par un Montpellier qui ne lâche rien et qu'il devance à la différence de buts.

Le PSG en panne sèche

Malgré les encouragements du public qui a tenu à soutenir le Calédonien après sa semaine compliquée, le coach du PSG n'a pas été secouru par ses joueurs qui n'ont jamais semblé en mesure de s'imposer, à l'image d'un Pastore une nouvelle fois décevant après son séjour en sélection.

Venus pour bétonner avec une défense à cinq protégée par quatre milieux, les Nancéiens non plus n'ont pas fait grand chose pour s'imposer, mais une frappe bien placée de Calvé a suffi pour anéantir les chances du PSG. Sans une claquette de Sirigu (67), l'addition aurait même pu être plus salée pour les coéquipiers de Gameiro, qui a, lui, encore touché la barre (78).

Bête noire des Parisiens ces dernières années, l'ASNL, qui a plus souvent gagné au Parc que perdu dans son histoire et est entraîné par un Jean Fernandez qui a aussi souvent joué de bien vilains tours à son adversaire du jour, n'a pas démenti sa réputation.

Après le nul insipide à Bordeaux (1-1), qui avait mis fin à sept victoires parisiennes de rang et coïncidé avec le début des ennuis de Kombouaré, Paris semble rattrapé par la traditionnelle crise automnale (mais qui statistiquement se produit plutôt en hiver). Elle sera peut-être même entérinée dans une semaine en cas de mauvais résultat à Marseille, lors du fameux clasico.

Fin d'invincibilité

Pourtant, histoire de montrer à Leonardo et aux nouveaux dirigeants qataris qui est le patron, Kombouaré avait, pour la première fois depuis sa blessure début septembre, titularisé Bisevac, le joueur emblématique qu'il courtisait depuis deux ans à Valenciennes et qu'il a fini par recruter cet été.

Au détriment donc de l'Urugayen Lugano, décrié après des matches ratés et qui ne doit pas être complètement mécontent d'échapper ainsi à de nouvelles critiques.

Après l'ouverture du score, les Parisiens, qui récupéraient Matuidi au milieu, ont bien tenté de réagir en forçant le verrou adverse, mais leur volonté s'est manifestée de façon bien trop désordonnée, notamment en l'absence de Ménez suspendu. Le portier Ndy Assembe a ensuite veillé à éteindre l'incendie allumé sur son but.

Plombés par une attaque trop souvent atone, les Lorrains, qui n'avaient jusque-là pris qu'un point en déplacement mais avaient laissé entrevoir un léger mieux depuis octobre, profitent donc de ce bon coup d'éclat pour grimper significativement au classement (16e) et faire une bonne opération dans leur combat pour le maintien.

Un club leader, mais un peu en crise?

Au PSG, qui n'a eu besoin de personne pour se plonger tout seul dans la morosité alors que tout semblait indiquer qu'il en avait fini avec les errements du passé, l'histoire semble une nouvelle fois balbutier sa mauvaise rengaine après la série de 13 matches d'invincibilité qui vient de prendre fin.

Reste qu'on voit mal le club parisien se jeter de lui-même dans la crise alors qu'un déplacement à Marseille se profile dimanche 27 novembre. "Kombouaré EST l'entraîneur" a insisté Leonardo en zone mixte, après la fin du match.

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