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Samir Nasri suspendu pour trois matchs en équipe de France

Jérémy Ménez, lui, est suspendu pour un match.

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France Télévisions
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Le footballeur Samir Nasri à la Fédération française de football, le 27 juillet 2012 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Samir Nasri est suspendu pour trois matchs en équipe de France. La commission de discipline de la Fédération française de football (FFF) a annoncé sa décision vendredi 27 juillet, à la suite d'incartades lors de l'Euro 2012. Elle a également suspendu Jérémy Ménez pour un match. Hatem Ben Arfa et Yann M'Vila ont de leur côté été "rappelés à l'ordre".

Nasri sera suspendu pour le match amical contre l'Uruguay, le 15 août prochain, mais aussi pour les deux premiers matchs de qualification pour le Mondial 2014 au Brésil. Ménez ne manquera que le match amical. 

• Pourquoi ces joueurs ont-ils été sanctionnés ?

Samir Nasri, le milieu de Manchester City, avait été au cœur de plusieurs incidents pendant l'Euro en Pologne et en Ukraine. Il avait d'abord lancé un "ferme ta gueule" à un journaliste, après son but contre l'Angleterre. Puis avait eu des mots avec un reporter de l'AFP en zone mixte après l'élimination contre l'Espagne. Il est devenu le bouc-émissaire des détracteurs de l'équipe de France. 

Samir Nasri célèbre son but marqué contre l'Angleterre lors du premier match de l'équipe de France à l'Euro, le 11 juin 2012. (ALLESSANDRO BIANCHI / REUTERS)

Jérémy Ménez est sanctionné, lui aussi, pour des échanges d'amabilités : lors du match contre l'Espagne, il avait prié son capitaine, Hugo Lloris, d'aller "[se] faire enculer". Il avait fait de même, un peu plus tôt, avec l'arbitre de la rencontre, ce qui lui avait valu un carton jaune, rapportait alors le Huffington Post.

Le troisième, Hatem Ben Arfa, a été rappelé à l'ordre pour son comportement dans les vestiaires après la défaite contre la Suède le 19 juin. Selon L'Equipe, les esprits s'étaient échauffés et le joueur, critiqué par son sélectionneur Laurent Blanc, avait proposé de rentrer chez lui.

Enfin, il était reproché à Yann M'Vila sa sortie du terrain très boudeuse pendant France-Espagne : il avait regagné les bancs sans serrer la main d'Olivier Giroud, son remplaçant, ni celle de Laurent Blanc.

• Ces sanctions sont-elles sévères ?

Fin juin, L'Equipe évoquait une suspension de deux ans dans le cas de Samir Nasri. "Son attitude envers les médias et les dégâts qu'elle a provoqués pour l'image des Bleus nourrissent au sein de la FFF l'idée d'une sanction lourde", écrivait le quotidien. Comparées à celles qui sont tombées sur Nicolas Anelka, Frank Ribéry et Patrice Evra après le fiasco du Mondial d'Afrique du Sud, ces sanctions apparaissent bien faibles. Nicolas Anelka avait écopé de trente matchs de suspension, achevant ainsi sa carrière en équipe de France. Evra avait été suspendu pour cinq matchs et Ribéry pour trois. 
 
Avant l'annonce des sanctions, les quatre joueurs ont été auditionnés par la FFF. Contrairement à M'Vila et Nasri, dont les voitures se sont engouffrées directement dans le parking, Ben Arfa est sorti de son véhicule pour faire les derniers mètres à pied, silencieux, entouré par les journalistes. Ménez, absent, s'est fait représenter.

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