Le football à 5 s'entend avec la FFF pour ouvrir ses infrastructures aux scolaires

La convention sera signée jeudi : l'objectif est de permettre aux écoles et aux petits clubs d'avoir accès à ces complexes urbains qui offrent des mini-terrains.

Des jeunes joueurs disputent une partie de foot à cinq. 
Des jeunes joueurs disputent une partie de foot à cinq.  (CECILIA ARBONA / RADIO FRANCE)

C'est une nouvelle approche du football. Le five, le football à cinq joueurs, est en plein essor et capte un public varié en France. La Fédération française de football a signé jeudi 25 avril à Paris une convention avec les concepteurs privés du projet Five, pour permettre à des petits clubs et au monde scolaire de profiter de ces infrastructures. 

"Avant, on jouait dans le quartier"

Lancé il y a une dizaine d'années, les complexes urbains qui offrent des mini-terrains attirent en majorité des hommes actifs qui se retrouvent entre collègues ou amis à la pause déjeuner ou le soir. À la porte de Choisy, en bordure du périphérique parisien, Nicolas et ses camarades de bureau se retrouvent à 19 heures. "Il y a des développeurs, des commerciaux, moi je suis chef de projet", explique-t-il. "On essaye de se faire un match par mois, on s'envoie un 'slack', c'est pour communiquer en interne et on s'envoie des dates". 

Ils se sont donné rendez-vous sur un rectangle vert en pelouse synthétique dernière génération. La taille du terrain est plus proche de la dimension d'un court de tennis que d'un stade municipal. "Avant, on jouait dans le quartier quand j'étais jeune, explique Nicolas, mais on n'avait pas de terrain alors on jouait sur le boulevard. Ça permet à des personnes qui n'ont pas d'espace dans leur quartier de pouvoir venir et pouvoir bien se défouler." En revanche, sur ce terrain synthétique, interdiction de tacler. En revanche, les joueurs récupèrent leurs statistiques à la fin du match. 

Ouvrir les terrains aux écoles et aux petits clubs

Proposer un espace loisir au cœur du béton c'est exactement l'idée de départ de Joseph Vieville, co-fondateur de five foot. "Le five essaye de casser les codes. Là on est à l'intérieur, c'est toujours plus agréable quand il pleut ou quand il fait très froid. On essaye aussi d'avoir un lieu sympa avec des vestiaires sympa, ce n’est pas toujours le cas dans les installations municipales", explique-t-il.

D'après lui, sa structure est complémentaire par rapport aux stades municipaux parfois usés par le temps. "Ce n'est jamais évident de réhabiliter ces infrastructures, ça coûte énormément d'argent aux collectivités. Notre politique est de s'inscrire en soutien de la collectivité et d'expliquer que nos infrastructures sont ouvertes à tous, aux scolaires, aux associations."

La fédération est le giron qui va organiser la pratique footballistique en France de façon traditionnelle et nous on est hyper ouvert pour travailler avec eux de la même manièreJoseph Vievilleà franceinfo

Selon Joseph Vieville, le five foot travaille naturellement depuis longtemps avec la Fédération française de football "en proposant soit la gratuité soit des tarifs réduits" aux clubs et aux districts. Ensemble ils veulent développer la mixité et attirer des joueuses. Ce soir-là, sur les six équipes de five qui avaient loué les terrains, il n'y avait qu'une seule femme. 

Reportage de Cécilia Arbona
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