PSG : Leonardo écope de 9 mois de suspension ferme pour avoir bousculé un arbitre

Le directeur sportif du Paris Saint-Germain s'en était pris à un arbitre après un match, le 5 mai. Son club a par ailleurs été puni d'un retrait de trois points avec sursis.

Le directeur sportif du PSG, le 18 juillet 2012, lors d\'une conférence de presse à Paris.
Le directeur sportif du PSG, le 18 juillet 2012, lors d'une conférence de presse à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

La sanction est lourde, et pourrait remettre en cause la possibilité de voir Leonardo s'asseoir sur le banc du PSG. Le directeur sportif du club a écopé de 9 mois de suspension ferme pour avoir bousculé l'arbitre Alexandre Castro dans les couloirs du Parc des Princes, le 5 mai. Le PSG, qui a par ailleurs été condamné par la Ligue de football professionnelle à un retrait de 3 points avec sursis, a décidé de faire appel de cette sanction. Dans un communiqué mis en ligne sur son site internet, le club dénonce une "décision infondée et extrêmement sévère" et se dit "totalement solidaire de son directeur sportif".

Les faits remontent au 5 mai, à l'issue d'un match PSG-Valenciennes (1-1), où l'arbitre avait expulsé le défenseur parisien Thiago Silva. Celui-ci avait en effet posé les mains sur la poitrine de l'arbitre. Lors du retour aux vestiaires, Leonardo, manifestement énervé, avait été filmé par Canal+ en train de donner un coup d'épaule à Alexandre Castro.

Ce geste pouvait être qualifié de "bousculade", selon le barème disciplinaire de la Fédération française de football. L'article 2.9 de ce barème stipule en effet que : "est constitutif d'une bousculade, le fait de rentrer en contact physiquement avec une personne et d'effectuer une poussée, afin de le faire reculer ou tomber". La sanction maximale pour un tel geste commis sur un officiel est une suspension de six mois ferme s'il a eu lieu pendant la rencontre et d'un an s'il a eu lieu en dehors du match, ce qui est le cas dans ce dossier.

Son arrivée sur le banc du PSG compromise

Interrogé par l'AFP avant sa suspension à titre conservatoire, le directeur sportif du PSG s'était dit "tranquille" et avait expliqué avoir été lui même poussé en direction d'Alexandre Castro. "Pour moi, il est clair qu'il ne s'est rien passé. Je voulais parler à l'arbitre et je l'attendais. Il y avait beaucoup de monde qui rentrait aux vestiaires. Et au moment où M. Castro arrive, il y a un délégué qui est devant moi au début et qui en cherchant à me bloquer, me pousse. Après, avec mon dos, je rentre en contact avec l'arbitre. C'est dur à voir sur les images en direct mais au ralenti on le voit. La vérité c'est ça. L'arbitre ne s'est pas senti agressé, d'ailleurs", s'était-il défendu.

Pour le club parisien, cette sanction est d'autant plus embêtante que Leonardo est devenu un candidat sérieux au poste d'entraîneur, à la place de Carlo Ancelotti, toujours sur le départ. Or, s'il était possible de gérer une longue interdiction de banc de touche et de vestiaire pour un "Leo" directeur sportif, cela devient beaucoup plus problématique dans l'hypothèse d'un "Leo" entraîneur.