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La presse espagnole insiste sur le "cauchemar du champion"

La lourde défaite de l'Espagne (5-1) lors de son premier match du Mondial brésilien face aux Pays-Bas, vendredi soir, a provoqué un véritable choc de Salamanque à Barcelone, en passant par Madrid. La presse sportive se montre sévère à l'encontre de sa sélection nationale, n'hésitant pas à parler d'un "cauchemar" ou encore d'une "humiliation".
Article rédigé par Yann Bertrand
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
  (Iker Casillas, dépassé vendredi soir © Reuters/Marcos Brindicci)

"Humiliation mondiale " : ce titre barre la une, en ligne, du célèbre quotidien sportif espagnol Marca . Deux mots qui révèlent l'ampleur du choc causé en Espagne par la très lourde défaite de la sélection espagnole, vendredi soir, face aux Pays-Bas. Un choc à la mesure des lacunes montrées par les hommes de Vicente del Bosque, champions du monde en titre, étrillés (5-1) par leurs victimes de la finale de 2010. Cette fois, la Roja a dû rendre les armes, après une seconde période calamiteuse. La photo, qui a été choisie par la totalité de la presse espagnole, montre un Iker Casillas désespéré, alors que les coéquipiers d'Arjen Robben célèbrent un énième but en arrière-plan.

  (Capture d'écran Marca.com)

À chaud, et alors que la sélection espagnole rentre dans l'histoire comme le champion en titre ayant subi la plus lourde défaite lors d'un match d'ouverture d'un Mondial, la presse identifie clairement les coupables. Pour Marca encore, "les cadeaux de Casillas et de la défense [...] ont provoqué une raclée scandaleuse ". Son concurrent catalan Sport , est à l'unisson, titrant en une : "L'Espagne vit son pire cauchemar ". Et ce n'est rien par rapport au très sérieux El Mundo , qui lui n'hésite pas et le crie haut et fort : "Ridicule pour commencer ". Car même si, pour être honnête, des signes de déclin de la sélection espagnole étaient apparus, symbolisés notamment par la défaite l'année dernière en finale de la Coupe des Confédérations, personne n'aurait imaginé pareil scénario pour un début de Coupe du Monde. Et l'Espagne se retrouve désormais au pied du mur.

  (Capture d'écran Sport)

Un déchaînement sur Twitter

Cependant, comme d'habitude, les différentes analyses de la presse espagnole ne sont rien à côté des messages postés sur Twitter dès le coup de sifflet final (et bien avant, quand le sort du match a été scellé par Robben, van Persie et leurs amis). Beaucoup d'humour, et finalement assez peu de haine. Les victoires passées comptent plus que les défaites dans le coeur des supporters.

(Iker Casillas se joint aux six millions de chômeurs en Espagne)

(Incroyable défense de l'Espagne)

Le compte officiel de la sélection espagnole a immédiatement réagi, affirmant qu'il n'y a pas "de défaite dans le coeur de celui qui combat ". Un combat visiblement oublié vendredi soir...

Au-delà du choc, c'est aussi la peur qui envahit l'Espagne : avec un Chili redoutable dans le groupe, il va falloir très vite se remobiliser pour espérer apercevoir les huitièmes de finale du Mondial. L'humiliation serait alors plus que "mondiale ".

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