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Journées de l'arbitrage : l’assistance vidéo dans le football, "un outil de sérénité pour les arbitres et les joueurs"

Selon une enquête réalisée dans le cadre des journées nationales de l'arbitrage du 20 au 30 octobre, l'assistance vidéo est plébiscitée par 90% des Français. Parmi eux, Pascal Garibian, directeur technique de l'arbitrage à la Fédération française de football.

Article rédigé par
Fanny Lechevestrier. Edité par Cécile Mimaut - franceinfo
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Un technicien fait des vérifications sur le système d'arbitrage vidéo qui a été testé lors du match amical France-Espagne au Stade de France, le 28 mars 2017.  L'assistance vidéo sera de nouveau testée en compétition à partir des quarts de finale des Coupes de France et de la Ligue. Pour le Mondial, une décision sera prise par la FIFA en mars prochain. (FRANCK FIFE / AFP)

L'arbitrage vidéo est plébiscité par 90% des Français. C’est ce que révèle, jeudi 19 octobre, l'étude annuelle La Poste/Kantar TNS réalisée dans le cadre des Journées de l'arbitrage du 20 au 30 octobre.

Alors qu'elle pourrait faire ses grands débuts l’an prochain à la Coupe du monde en Russie, cette assistance vidéo (VAR) est considérée comme rassurante et nécessaire. Pascal Garibian, directeur technique de l'arbitrage à la Fédération française de football, en est le premier convaincu. "Le football moderne ne peut plus tolérer une erreur flagrante", explique-t-il à franceinfo. 

franceinfo : En quoi l’arbitrage vidéo peut-il servir le football selon vous ?

Pascal GaribianNous sommes convaincus que l’assistance vidéo, dans certaines situations, quand l’arbitre a commis une erreur flagrante, peut corriger cette décision et finalement préserver une certaine équité sportive. Les arbitres ont besoin de confiance et les joueurs ont besoin de confiance dans les arbitres pour produire le plus beau football, le meilleur spectacle.

Cette assistance est pourtant critiquée, notamment en Italie où elle est testée en championnat. Elle ferait perdre trop de temps et hacherait le jeu...

L’assistance vidéo demande à être expérimentée. Les arbitres ont besoin d’être formés et entraînés pour qu’effectivement il n’y ait pas plus d’inconvénients que de bénéfices.

Quel est l’intérêt pour les arbitres ?

L’assistance vidéo est aussi un outil de management. L’arbitre, très facilement, rappelle aux joueurs que s’il s’est trompé, la décision sera corrigée, et ça apaise tout le monde. Sur des décisions cruciales - penalty, but valable ou pas, hors-jeu, carton rouge – l’assistance vidéo va rassurer. Elle sera un outil de sérénité pour les arbitres et les joueurs.

Les erreurs d’arbitrage sont-elles fréquentes ?

On a des statistiques. On considère qu’il y a en moyenne 10 décisions impactantes sur le déroulement d’un match.  A l’échelle de 380 matchs de la Ligue 1, ce sont 3 800 décisions impactantes. L’an dernier, 2,5% de décisions ont été erronées. Les décisions, lorsqu’elles sont erronées, pourront être corrigées par l’assistance vidéo.

Auriez-vous aimé bénéficier de cette technologie quand vous étiez arbitre sur le terrain ?

Bien-sûr. Vous savez, on vit très mal nos grosses erreurs. Et quand tout le monde sait que nous faisons une erreur, on aurait préféré pouvoir la corriger immédiatement.

Ecouter l'interview de Pascal Garibian, au micro franceinfo de Fanny Lechevestrier.
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