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France-Serbie 2-0 : les Bleus font le plein de confiance

Une entame de match tonitruante a permis aux Bleus d'enchaîner un vingtième match consécutif sans défaite.

Article rédigé par Pierre Godon
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min
La joie de Franck Ribéry, qui a encore marqué contre la Serbie, le 31 mai 2012. (FRANCK FIFE / AFP)

Résumer ce France-Serbie, match amical de fin du mois de mai à Reims, c'est à la fois simple et compliqué. En version simple, ça donne.

On a aimé
- la première période

On a pas aimé
- la seconde période

Et en version un rien plus développée

On a aimé
- la première période de l'attaque française.
- le nouveau poste de Malouda, plus en retrait, plus dans l'axe, où il oriente mieux le jeu.
- la frappe en pleine lucarne de Florent Malouda des 20 mètres, ce qui n'était plus arrivé en équipe de France depuis un missile de Gourcuff il y a deux ans.
- les deux buts de Ribéry en une semaine, les premiers en bleu depuis 3 ans.
- la défense centrale française, en l'occurence Koscielny-Mexès, plus étanche que contre l'Islande
- Gaël Clichy, qui a éclipsé offensivement et défensivement le pâle Patrice Evra de France-Islande
- le sélectionneur serbe, l'ancien joueur Sinisa Mihaijlovic, qui s'est époumoné pendant tout le match pour recadrer ses joueurs.
- le fait que la France a enchaîné 20 matchs consécutifs sans défaite

On n'a pas aimé
- l'impression d'euphorie trompeuse qui a suivi la première période. Attention à ne pas croire qu'on va marcher sur les autres équipes à l'Euro.
- la défense serbe, plus occupée par la préparation de ses vacances que par la protection de son but
- le gardien serbe, qui a enchaîné les relances douteuses, les erreurs et les contrôles de balle manqués
- la blessure de Yann M'Vila, sorti après quelques secondes de jeu, et qui a fait des allers-retours entre une ambulance à la sortie du stade et le banc de touche. On ignore encore la durée de son indisponibilité, mais sa présence à la fin du match sans bandage ni glace sur la cheville est plutôt rassurante.

Yann M'Vila est sorti très rapidement de ce France-Serbie en boîtant, le 31 mai 2012 à Reims. (FRANCOIS NASCIMBENI / AFP)


- les remplacements en pagaille, qui ont brisé l'élan de l'équipe de France. La dure loi des matchs amicaux avec 6 changements de chaque côté.

Le dernier match de préparation, contre l'Estonie mardi 5 juin, devrait en dire plus sur l'équipe qui sera alignée au début de l'Euro par le sélectionneur. Laurent Blanc devrait faire la synthèse des enseignements des deux premiers matchs amicaux. Mine de rien, on n'est plus qu'à 10 jours de l'Euro.

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