France-Nigeria : bienvenue dans l'inconnu

Si les Bleus veulent poursuivre leur aventure brésilienne, il va falloir surmonter l'obstacle Nigeria. Une équipe que les joueurs de Didier Deschamps connaissent plutôt mal.

(Le Nigeria a posé des problèmes à l'Argentine © Maxppp)

France-Nigeria : l'affiche n'est pas inédite, mais presque. Les deux équipes ne se sont en effet affrontées qu'une seule et unique fois : c'était en amical, le 2 juin 2009. Et ce soir là, l'affrontement avait tourné en faveur des Super Eagles, vainqueurs 1-0.

Difficile de tirer des conclusions de cette rencontre : les Bleus ne sont plus les mêmes qu'à l'époque, les Nigérians non plus. Finalement, ces deux sélections se connaissent plutôt mal, et la rencontre qui les oppose ce soir à tout d'un saut dans l'inconnu, pour les uns comme pour les autres. Et le statut de favori qui repose sur les épaules des joueurs tricolores n'y change rien : Didier Deschamps refuse de se projeter au-delà de ce match piège. Autrement dit : la partie est loin d'être gagnée.

Un atout : la défense

Car les hommes de Hugo Lloris n'ont pas pu passer à côté des performances convaincantes des Super Eagles dans le groupe G du Mondial. D'abord timorés face à l'Iran (0-0), le Nigeria s'était imposé contre la Bosnie (1-0) avant de céder contre l'Argentine de Lionel Messi (2-3), non sans être revenus deux fois au score et avoir offerts une des plus belles rencontres de ce début de Mondial.

Surtout, ils ont affiché une solidité défensive qu'ils doivent beaucoup à leur portier Vincent Enyama, bien connu en Ligue 1 puisqu'il porte les couleurs de Lille. Benzema, Giroud ou Griezmann auront certainement en tête les 1.062 minutes d'invincibilité du portier du Losc cette saison ete ses 18 arrêts lors du premier tour, le record dans ce Mondial. Mais pour se qualifier, il faudra trouver la solution face à cette défense de fer.

Les Bleus ne sont jamais tombés en huitièmes

Le défi proposé aux Bleus est donc loin de celui proposé par le Honduras, la Suisse ou l'Equateur. Avant de pénétrer sur du stade Nacional de Brasilia, ils pourront toujours se rassurer avec cette statistique : quand ils sont sortis des poules d'un Mondial (1958, 1986, 1998 et 2006), ils n'ont jamais chuter en huitième ou en quart, accédant toujours au minimum aux demies.

Tout le contraire de leur adversaire du soir, qui n'a jamais réussi à passer ce cap, que ce soit en 1994 ou en 1998. Les joueurs de l'équipe de France n'ont donc plus qu'à confirmer leur statut de favori, et les quarts de finale ne devraient plus être très loin.