Footballeurs et footballeuses autorisés à porter un voile ou un turban (mais pas en France)

La mesure été approuvée officiellement par l'International Football Association Board, l'organe garant des lois du jeu. Toutefois, elle est soumise à certaines conditions. 

Un joueur de football sikh à Montréal, au Québec (Canada), le 14 juin 2013.
Un joueur de football sikh à Montréal, au Québec (Canada), le 14 juin 2013. (LAURENT VU THE / AFP)

"Il a été décidé que les joueuses pouvaient avoir la tête couverte pour jouer." Le port du voile et du turban dans le football a été approuvé officiellement samedi 1er mars par l'International Football Association Board (Ifab), l'organe garant des lois du jeu, après 20 mois d'essai. Le secrétaire général de la Fifa, Jérôme Valcke, a confirmé la décision en conférence de presse. En réponse à une requête de la communauté sikh canadienne, la mesure a été élargie aux hommes.

Une circulaire doit être envoyée aux différentes fédérations pour expliquer les détails de l'application de cette décision. Le port du voile ou du turban est soumis à certaines conditions. Il n'est pas celui de tous les jours. Il doit être en accord avec la tenue du joueur, ne pas être rattaché à son maillot, ne pas constituer un danger pour celui qui le porte ou autrui, et ne doit avoir aucune partie qui dépasse.

La FFF rappelle l'exception française

La Fédération Française de Football (FFF), soucieuse de respecter la "laïcité" qui prévaut en France, maintient pour sa part "l'interdiction du port de tous signes religieux ou confessionnels" et donc du voile, a-t-elle indiqué samedi après la décision de l'Ifab.

Jusqu'en 2012, les instances dirigeantes du football interdisaient le port du hijab, prétextant des risques de blessures au cou ou à la tête pour les joueuses. Puis, l'Ifab avait déjà décidé de lever cette interdiction afin de tester le port du voile pendant deux ans. Au terme de cette expérience de plusieurs mois, il a jugé ne plus avoir de raisons valables de l'interdire si les consignes fixées sont bien respectées.