"Football Leaks" : N'Golo Kanté a refusé d'être rémunéré via un paradis fiscal, selon Mediapart

Le milieu de terrain français, arrivé au club de Chelsea en juin 2016, a finalement accepté de toucher 20% de son salaire en droits à l'image.

N\'Golo Kanté lors d\'un match entre Chelsea et Everton, le 11 novembre 2018 à Londres.
N'Golo Kanté lors d'un match entre Chelsea et Everton, le 11 novembre 2018 à Londres. (JANE STOKES / PRO SPORTS IMAGES LTD / AFP)

"N'Golo est inflexible : il veut simplement un salaire normal." Après son transfert à Chelsea, le milieu de terrain français N'Golo Kanté a refusé un montage offshore et le versement d'une partie de ses revenus à Jersey. C'est ce que révèle Mediapart, mercredi 14 novembre, dans le cadre des "Football Leaks".

En juin 2016, six semaines avant le transfert du joueur de Leicester à Chelsea, une société baptisée NK Promotions avait pourtant été immatriculée à Jersey, un paradis fiscal, selon les "Football Leaks". Le montage proposé, dont Mediapart ignore si l'idée vient de Chelsea ou de proches de Kanté, aurait été d'y verser 10% des revenus du joueur sous forme de droits à l'image pour l'étranger, pour contourner l'impôt.

Un accord définitif trouvé le 5 février

Au total, c'est 20% des revenus du joueur qui devaient être versés sous forme de droits à l'image, soit 1,4 million d'euros par an : la moitié dans une société britannique NK Sports, avec des impôts moins élevés que pour un salaire classique, et l'autre à Jersey, sans taxe.

Dans un premier temps, l'avocat de Kanté a laissé entendre que son client allait "approuver" ce montage. Mais les choses ont traîné en longueur et les dirigeants de Chelsea se sont impatientés. Finalement, en mai 2017, le conseiller fiscal du joueur indique que son client refuse ce montage offshore.

Ce n'est que le 5 février, un an et demi après son arrivée au club, qu'un accord définitif est trouvé. N'Golo Kanté "accepte de toucher 20% de son salaire en droits à l'image (deux fois moins taxés que les salaires), mais via sa société britannique NK Sports, qui paiera l'impôt sur les sociétés au Royaume-Uni", écrit Mediapart.