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Foot : malgré les menaces de la Fifa, l'Angleterre et l'Ecosse tiennent à leur coquelicot

Les pays du Commonwealth ont pour habitude d'arborer ce symbole, en hommage aux victimes de la première guerre mondiale. Mais la Fifa proscrit tout message politique, religieux ou commercial sur les maillots des équipes engagées dans ses compétitions.

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France Télévisions
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Un coquelicot est épinglé sur le maillot d'un joueur d'Everton, le 30 octobre 2016 à Liverpool (Royaume-Uni), lors d'une rencotnre de Premier League contre West Ham.  (PAUL GREENWOOD / BACKPAGE IMAGES LTD / AFP)

La Fifa a les nerfs à fleur de peau. La preuve : sa secrétaire générale, Fatma Samoura, menace de sanctions les fédérations anglaise et écossaise, jeudi 3 novembre. Non pas pour les excès de leurs supporters ou pour un manque de fair-play, mais parce que les deux équipes veulent arborer un coquelicot, vendredi 11 novembre, à Londres (Royaume-Uni), lors de leur affrontement en match de qualifications pour le Mondial 2018.

Dans les pays du Commonwealth, il est d'usage d'accrocher sur sa poitrine un coquelicot de papier, en souvenir des soldats morts ou blessés à la guerre. Le "poppy" se porte de fin octobre/début novembre jusqu'au 11 novembre, jour de la commémoration de l'Armistice. Voici un exemple dans les gradins d'Anfield Road, à Liverpool, le 9 novembre 2015.

Dans les gradins du stade d'Anfield, à Liverpool (Royaume-Uni), avant la rencontre de Premier League entre les Reds et Crystal Palace, le 9 novembre 2015. (F. MAGNENOU / FRANCEINFO)

"Nous ne pensons pas que nous enfreignons la loi"

Mais il y a un hic. La Fifa proscrit tout message politique, religieux ou commercial sur les maillots des équipes engagées dans ses compétitions. "Nous devons appliquer le règlement uniformément pour les 211 fédérations membres", estime en effet Fatma Samoura, au micro de la BBC (en anglais). "Le Royaume-Uni n'est pas le seul pays à avoir souffert des conséquences de la guerre. La seule question, c'est : pourquoi ferions-nous une exception pour seulement un pays et par pour le reste du monde ?"

"Je suis sûr que l'on n'arrivera pas à des mesures draconiennes", a réagi le directeur de la fédération anglaise, Martin Glenn. "Nous ne pensons pas que nous enfreignons leurs lois. Nous pensons qu'ils en font une mauvaise interprétation", a-t-il insisté, convaincu que la Fifa n'osera pas retirer des points aux deux équipes. Il devait rencontrer les dirigeants de la fédération internationale, jeudi, en compagnie de son homologue de la fédération écossaise, Stewart Regan.

Le coquelicot commémoratif est devenu depuis quelques jours un sujet majeur de friction entre la Fifa et les fédérations britanniques. Et cela devrait durer, puisque la fédération galloise a demandé à la Fifa la permission d'arborer le coquelicot lors de son match de qualification contre la Serbie, le 12 novembre. C'est le bouquet.

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