Foot : la Fifa donne son feu vert pour des matchs officiels en Irak, interdits depuis les années 1990

Des matchs internationaux de la Fifa pourront être disputés dans les villes de Bassora, Erbil et Kerbala, a annoncé l'organisme vendredi. 

L\'équipe nationale de football de l\'Irak, lors d\'un entraînement le 27 février 2018 à Bassora (Irak). 
L'équipe nationale de football de l'Irak, lors d'un entraînement le 27 février 2018 à Bassora (Irak).  (HAIDAR MOHAMMED ALI / AFP)

Une interdiction vieille de plus de vingt ans vient d'être levée. La Fédération internationale de football (Fifa) a autorisé la reprise des matchs officiels en Irak, vendredi 16 mars. Ils étaient interdits dans le pays depuis les années 1990, pour des raisons de sécurité. 

"Nous allons permettre que des matchs internationaux de la Fifa soient disputés" dans les villes de Bassora, Erbil et Kerbala en Irak, a déclaré le président de la Fifa, Gianni Infantino, lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion du conseil de l'organisme à Bogota (Colombie). Dans ces trois villes, seuls des matchs amicaux pouvaient être organisés depuis un an, sous réserve d'une situation "stable" en matière de sécurité. 

A partir du 21 mars, l'Irak accueillera ainsi le Qatar et la Syrie pour un tournoi amical à Bassora. "La Fifa donne son feu vert [à la reprise des matchs officiels], mais l'organisateur du championnat doit prendre la décision" de disputer ou non les rencontres, a précisé Gianni Infantino. 

Pas encore de match officiel à Bagdad

La Fifa n'accepte cependant pas "encore" la requête irakienne d'organiser des matchs à Bagdad, la capitale, mais le président de la Fifa a promis de continuer à étudier la demande. L'Irak construit depuis des années des stades et multiplie les appels du pied aux vedettes et aux instances dirigeantes du football, afin de pouvoir revenir dans le jeu.

La situation sécuritaire de l'Irak ces dernières décennies les avait poussés à interdire toute rencontre officielle, forçant l'équipe nationale et les clubs irakiens à s'exiler. En 2012, la Fifa avait bien levé sa sanction. Mais dès le premier match international organisé (Irak-Jordanie à Erbil, au Kurdistan), une coupure d'électricité l'avait forcée à rétropédaler.