Foot : à quelle sauce l'équipe de France va-t-elle être mangée en barrages ?

Faute d'avoir pu finir en tête de leur groupe de qualification, les Bleus doivent passer par deux matchs couperet. Voici leurs adversaires potentiels. 

Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, le 14 octobre 2013 à Saint-Denis. 
Le sélectionneur des Bleus, Didier Deschamps, le 14 octobre 2013 à Saint-Denis.  (FRANCK FIFE / AFP)

Ce qui devait arriver est arrivé : l'équipe de France a terminé deuxième de son groupe de qualification pour la Coupe du monde au Brésil, après sa victoire contre la Finlande (3-0) mardi 15 octobre. Les Bleus vont désormais devoir franchir l'obstacle des barrages, qui oppose les équipes arrivées en seconde position de leur groupe. La dernière fois, ça ne s'était pas très bien passé, même si la qualification était au rendez-vous. Rappelez-vous la double confrontation contre l'Irlande, en novembre 2009, où des joueurs tricolores aux genoux flageolants avaient dû leur salut à la main de Thierry Henry et au plat du pied de William Gallas. En attendant le tirage au sort, lundi 21 octobre (et sous réserve de la validation du classement de la FIFA jeudi 17), voici le programme des réjouissances.

La Croatie a trouvé son Domenech

L'équipe au damier rouge et blanc avait fait forte impression lors de l'Euro, en enquiquinant l'Espagne et l'Italie lors du premier tour. Depuis, les joueurs sont restés, mais le sélectionneur a changé. Le coach-rockeur Slaven Bilic a laissé sa place au très impopulaire Igor Stimac, qui peine à trouver la bonne formule pour son équipe. "Les Croates ont sous-performé pendant toute la campagne de qualification, explique Loïc Trégoures, spécialiste du football dans les Balkans, contacté par francetv info. Ils ont réussi à perdre chez eux contre l'Ecosse, pire, à arracher sur le fil une victoire 3-2 en amical contre le Liechtenstein à la dernière minute !" Igor Stimac a décroché son poste de sélectionneur... en guise de lot de consolation pour s'être fait voler la présidence de la fédération. Après un nouveau revers contre l'Écosse, à domicile, Stimac a même présenté sa démission. 

Le sélectionneur croate Igor Stimac, lors d\'un match contre l\'Ecosse, à Zagreb, le 7 juin 2013. 
Le sélectionneur croate Igor Stimac, lors d'un match contre l'Ecosse, à Zagreb, le 7 juin 2013.  (ANTONIO BRONIC / REUTERS)

La Grèce : retour vers le futur

Vous souvenez-vous de l'équipe mortellement ennuyeuse qui a gagné l'Euro 2004 à coup de 1-0, avec une tactique ultra-défensive ? Les Grecs de 2013 ont plus qu'un air de famille avec leurs lointains devanciers. "La Grèce, c'est un chewing-gum qui colle au pied, on ne sait pas comment s'en débarrasser, explique Loïc Trégoures. Sur leurs neuf premiers matchs de poule, ils n'ont inscrit que dix buts, et encore, il y avait le Liechtenstein dans le groupe ! C'est potentiellement la tête de série la plus abordable pour la France, mais ils sont capables de gagner la double confrontation sur un but de raccroc."

Le Portugal a peur de sa bête noire

Cristiano Ronaldo a une hantise : tomber sur la France en barrages. "Théoriquement, la sélection la plus forte est la France, a déclaré la vedette de l'équipe portugaise. S’il y a une sélection que je n’aimerais pas affronter, c’est la France, pour plusieurs raisons…" La plus solide est que le Portugal n'a plus battu la France depuis 1975. Pourtant, sur le papier, l'équipe portugaise n'a pas grand-chose à envier aux Bleus.

L'Ukraine, droit au but

L'Ukraine a fait exactement le même parcours que l'Angleterre, à une défaite près, et se retrouve deuxième d'un groupe à sa portée. "Je ne pense pas que nous soyons meilleurs que l'Angleterre, donc je n'ai pas de regrets, a admis le sélectionneur Mikhaïl Fomenko, qui a rattrapé une campagne de qualification mal engagée après le départ d'Oleg Blokhine, l'ancien sélectionneur au cœur fragile. Le secret de Fomenko ? Demander à ses joueurs de jouer chaque match comme si c'était le dernier. D'où des débuts de match canon (contre la Pologne, deux buts dans les sept premières minutes), des corners devenus une arme redoutable (quatre buts contre Saint-Marin) et une efficacité sur coup franc retrouvée, note le Guardian (en anglais). Autant d'armes que l'équipe de France n'utilise guère.