Euro 2016 : "Pas de constat d'échec" à Marseille, selon le chargé de la lutte anti-hooliganisme

Alors que des affrontements ont éclaté à Marseille (Bouches-du-Rhône), le chef de la division nationale de lutte contre le hooliganisme a récusé tout dysfonctionnement.

Le commissaire Antoine Boutonnet, chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme , le 27 octobre 2012.
Le commissaire Antoine Boutonnet, chef de la Division nationale de lutte contre le hooliganisme , le 27 octobre 2012. (MAXPPP)

Malgré deux jours de violences à Marseille (Bouches-du-Rhône), le commissaire Antoine Boutonnet, en charge de la lutte contre les hooligans en France, défend son action. "Il n'y a pas de constat d'échec dans la mesure où l'intervention rapide et efficace des forces de l'ordre a permis de circonscrire les incidents dans le temps et dans l'espace", explique-t-il à l'AFP, samedi 11 juin.

Dans la journée, de nouveaux heurts ont éclaté entre supporters anglais, supporters russes et forces de l'ordre, avant le match à haut risque Angleterre-Russie. Au moins 31 personnes ont été blessées, dont un supporter anglais dont le pronostic vital restait engagé samedi soir.

"Des phénomènes de violences initiés par des mouvements de foule"

"On a eu affaire à des phénomènes de violences initiés par des mouvements de foule d'une population extrêmement dense au niveau du Vieux-Port avec suralcoolisation de cette population", commente le commissaire Boutonnet. Il évoque notamment un "mouvement important de 300 Russes venus vers les supporters anglais" débouchant sur une "rixe", avant la rencontre entre l'Angleterre et la Russie, "immédiatement stoppée par les forces de l'ordre".

"Ces incidents (...) montrent la nécessité d'une mesure uniforme sur l'ensemble des pays concernés, selon lui, d'autant que le prochain Euro se déroulera dans (13) différents pays".

Des déclarations déjà très critiquées

"Pas de constat d'échec" ? Au vu du nombre de blessés, et des dégâts commis autour du Vieux-Port, la formule a fait réagir de nombreux observateurs. D'autant que peu de temps après la publication de cet entretien accordé à l'AFP, de brèves échauffourées ont également éclaté au stade Vélodrome, au coup de sifflet final de la rencontre entre l'Angleterre et la Russie.