Euro 2016 : de Cardiff à Toulouse, les Gallois fêtent leur qualification historique

En battant la Russie 3-0, les Gallois ont décroché la qualification pour les huitièmes de finale de l'Euro, avec en prime la première place du groupe B, au nez et à la barbe du voisin anglais, qui finit deuxième.

L\'équipe du pays de Galles célèbre un but devant son bouillant public, le 20 juin 2016 à Toulouse (Haute-Garonne).
L'équipe du pays de Galles célèbre un but devant son bouillant public, le 20 juin 2016 à Toulouse (Haute-Garonne). (PASCAL GUYOT / AFP)

Pour leur première participation à un Euro, les Gallois de Gareth Bale ont arraché leur billet pour les huitièmes de finale en terrassant la Russie (3-0), lundi 20 juin au Stadium de Toulouse. Ils ont pris la première place du groupe B à leurs voisins et rivaux anglais, tenus en échec par les Slovaques (0-0). Francetv info revient sur la joie communicative de ces virevoltants dragons qui ont ravi leurs supporters.

Les joueurs au paradis

Transfigurés par l'enjeu d'une qualification historique, pour leur premier Euro et après plus de cinquante ans d'absence d'une grande compétition internationale depuis le Mondial 58, les Gallois ont éteint toute velléité des Russes, grâce à trois buts d'Aaron Ramsey, de Neil Taylor et de Bale, désormais meilleur buteur du Tournoi.

Conscients de l'exploit dès la fin du match les joueurs ont commencé à célébrer leur victoire sur le terrain avec un tour d'honneur épique.

Les Gallois pendant leur tour-d\'honneur, après leur victoire contre la Russie à l\'Euro 2016, le 20 juin 2016 à Toulouse (Haute-Garonne).
Les Gallois pendant leur tour-d'honneur, après leur victoire contre la Russie à l'Euro 2016, le 20 juin 2016 à Toulouse (Haute-Garonne). (MARTIN BUREAU / AFP)

Le défenseur gallois John Collins a fêté la victoire sur les Russes avec ses enfants, lundi 20 juin à Toulouse (Haute-Garonne).
Le défenseur gallois John Collins a fêté la victoire sur les Russes avec ses enfants, lundi 20 juin à Toulouse (Haute-Garonne). (MARTIN BUREAU / AFP)

Le Gallois Sam Vokes acclamé par la foule de supporters des dragons, le 20 juin 2016 à Toulouse (Haute-Garonne).
Le Gallois Sam Vokes acclamé par la foule de supporters des dragons, le 20 juin 2016 à Toulouse (Haute-Garonne). (VLADIMIR PESNYA / SPUTNIK / AFP)

Mention spéciale à Joe Ledley, le barbu star de l'équipe galloise.

Après le match submergé par l'émotion, Chris Coleman, le sélectionneur gallois, a salué ses joueurs mais aussi le peuple rouge venu en très grand nombre soutenir son équipe : "Nous sommes immensément fiers. Vous savez, des soirs comme celui-ci, où vous voyez une marée rouge de supporters nous soutenir comme cela, le sentiment que vous avez, c'est que nous sommes une petite nation mais quand vous voyez cette passion, vous pouvez nous décrire comme un continent car c'était fantastique".

Les supporters fous de joie

Ils avaient déjà mis l'ambiance toute la journée dans les rues de Toulouse, et ils n'ont pas relâché leur effort le soir venu. Les supporters gallois, tout de rouge vêtus, ont acclamé leurs héros pendant tout le match. Ambiance survoltée également dans la fanzone à Cardiff.

Avant le match, la ville rose a été repeinte en rouge.
Avant le match, la ville rose a été repeinte en rouge. (METIN PALA / ANADOLU AGENCY / AFP)

Les supporters gallois ont chanté sans interruption pendant le match.
Les supporters gallois ont chanté sans interruption pendant le match. (REMY GABALDA / AFP)

Les tribunes du Stadium ont tremblé à chacun des trois buts gallois.
Les tribunes du Stadium ont tremblé à chacun des trois buts gallois. (REMY GABALDA / AFP)

Evidemment, la fête qui a suivi dans les rues de Toulouse, et ailleurs, s'est avérée épique. Mais sans débordement, ou du moins pas trop.

Un supporter devant les \"restes\" laissés par les fans gallois à Toulouse, après une nuit de fête, le 20 juin 2016.
Un supporter devant les "restes" laissés par les fans gallois à Toulouse, après une nuit de fête, le 20 juin 2016. (BULENT KILIC / AFP)

Plusieurs personnalités ont aussi salué l'exploit, à l'image du Premier ministre britannique David Cameron, pourtant fervent supporter de l'équipe d'Angleterre, qui a fini derrière les Gallois. Les rockers des Stereophonics et des Manic Street Preachers, tous véritables Gallois pur sucre, s'en sont également donné à cœur joie.

La presse dithyrambique

Difficile de passer à côté de la performance historique des Gallois aujourd'hui si l'on vit dans l'ouest de la Grande-Bretagne. Tous les journaux gallois y consacre évidemment leur une, l'antenne locale de la BBC considérant cette soirée du 20 juin comme la "plus belle nuit de tous temps". On se demande déjà à quoi ressemblera le pays de Galles en cas de qualification pour les quarts de finale.