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Bilan des Bleus à l'Euro 2016 : ce qu'on a envie de revoir, ce qu'on ne veut plus voir

Après la défaite de l'équipe de France en finale face au Portugal, francetv info fait son bilan après un mois de compétition et se projette sur les prochaines compétitions internationales.

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France Télévisions
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Andre-Pierre Gignac, Anthony Martial et Antoine Griezmann quelques minutes après leur défaite en finale de l'Euro face au Portugal, le 10 juillet 2016.  (PATRIK STOLLARZ / AFP)

Passée la gueule de bois après la défaite face au Portugal en finale de l'Euro 2016, l'équipe de France doit désormais se relever pour se projeter vers le Mondial 2018. Francetv info fait le bilan d'un mois de compétition et distribue ses bons et ses mauvais points :

On a envie de revoir :

Le trio Giroud - Payet - Griezmann. Complémentaires en attaque, impliqués en défense, les trois attaquants ont porté l'équipe de France jusqu'en finale avec 12 buts et 6 passes décisives. "Pour moi, c'est la plus belle triplette de l'Euro", avait commenté dans L'Equipe Yannick Stopyra, ancien buteur des Bleus. Il leur faudra toutefois tirer les enseignements de leur finale ratée face au Portugal, durant laquelle les trois attaquants n'ont pas pesé.

Un Hugo Lloris infranchissable. La France n'a pas terminé meilleure défense de l'Euro, mais son gardien porte une grande responsabilité dans le brillant parcours des Bleus. On savait Hugo Lloris excellent sur sa ligne, comme quand il sort un ballon roumain dès l'entame du premier match. Il a su forcer sa nature en demi-finale contre l'Allemagne en assurant des sorties aériennes décisives face aux incessants coups de boutoirs de la Mannschaft. Il a retardé l'échéance en finale, mais, blessé, n'a rien pu faire sur la frappe d'Eder qui offre le titre au Portugal.

L'infatigable N'Golo Kanté. Omniprésent sur le terrain, le joueur de Leicester a sû remplacer Lassana Diarra, forfait, au poste de sentinelle. "Je l'ai dit plein de fois cette saison, mais Kanté est la meilleure sentinelle que j'ai jamais vue. C'est comme avoir deux joueurs en un", a commenté l'ancien footballeur Gary Lineker après son match contre la Roumanie.

Les entrées de Moussa Sissoko. Relégué en deuxième division avec Newcastle, l'ancien Toulousain est arrivé à l'Euro avec le statut de doublure. Mais il a sû profiter du turn-over contre la Suisse et de la suspension de Kanté contre l'Islande pour se montrer. Impérial en défense, tranchant en attaque, avec de nombreuses percées balle au pied, il est devenu un recours précieux. "C'est simple, je ne calcule pas. Etre ici, c'est déjà une chance. Je ne peux pas me plaindre", a-t-il déclaré après la victoire contre l'Islande. Titularisé et énorme en finale, il n'a malheureusement pas été suivi par ses coéquipiers.

Son état d'esprit. Dans les jours qui précédaient l'Euro, de nombreux doutes entouraient la sélection de Didier Deschamps. Evidemment, le parcours des Bleus a donné raison au sélectionneur, mais on comprend aujourd'hui mieux l'absence de certains joueurs : à voir la joie des remplaçants Adil Rami, Christophe Jallet ou André-Pierre Gignac, on sent que les 23 Bleus ont maintenu un état d'esprit positif. Rien à voir avec les nombreuses campagnes françaises passées où l'ambiance était pourrie par la jalousie, l'aigreur et les égos démesurés. On espère que cet état d'esprit survivra à la défaite en finale. 

On ne veut plus voir:

Patrice Evra. Son omniprésence dans le vestiaire n'a d'égale que sa transparence sur le côté gauche. C'est simple : trois des cinq buts encaissés sont venus de son aile, où il a perdu de nombreux duels. Et sur un quatrième, il est battu par l'Islandais Bjarnasson. A 35 ans, il est temps de passer la main.

L'ombre d'Anthony Martial. Au début de l'Euro, le jeune attaquant de Manchester United était à la lutte avec Dimitri Payet et Kingsley Coman pour une place de titulaire. Mais il n'a pa su saisir sa chance, en offrant une pâle copie contre l'Albanie pour sa première titularisation. Ses dribles ratés et ses mauvais choix l'ont envoyé sur le banc. Son entrée en jeu en finale n'a rien apporté. Dommage.

La frilosité des défenseurs centraux à la relance. Contrairement à l'Italie de Bonnucci ou à l'Allemagne de Boateng, la France a refusé de laisser la responsabilité de la relance à ses défenseurs centraux. Adil Rami, Laurent Koscielny ou Samuel Umtiti n'ont jamais cherché à éliminer la première ligne adverse, par une passe ou une course balle au pied. Si le premier n'est pas réputé dans cet exercice, les deux autres auraient pu rendre quelques services, comme l'ont montré les quelques passes verticales d'Umtiti contre l'Allemagne et le Portugal, en permettant aux milieux de jouer plus haut et en accélérant le jeu. A la place, ils ont multipliés les échanges stériles entre eux, à 60 m du but adverse.

Des penaltys concédés bêtement. Contre la Roumanie et l'Irlande, les Bleus ont concédé deux penaltys évitables. Le premier, sur un croc en jambe maladroit de Patrice Evra après un mauvais renvoi de la défense. Le second, sur une charge de Paul Pogba, après une glissade d'Adil Rami. Deux erreurs bêtes qui auraient pu coûter cher.

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