Drame de Furiani : l'Assemblée nationale vote pour un jour sans matchs de foot les 5 mai

Certaines personnes réclament depuis longtemps qu'aucun match de football ne puisse se tenir tous les 5 mai, en hommage aux victimes de l'effondrement d'une tribune de stade en Corse, en 1992.

Des supporters de Montpellier tiennent une banderole réclamant l\'interdiction des matches le 5 mai, jour de la catastrophe de Furiani. 
Des supporters de Montpellier tiennent une banderole réclamant l'interdiction des matches le 5 mai, jour de la catastrophe de Furiani.  (PASCAL GUYOT / AFP)

Voilà 25 ans que le collectif des victimes de Furiani le demande : interdire le déroulement des matchs de football professionnels lorsqu'ils sont programmés un 5 mai, jour du drame de Furiani, il y a 28 ans. Le 5 mai 1992, une tribune du stade de cette ville de Haute-Corse s'effondre avant un match de coupe de France entre Bastia et Marseille. Il y a 18 morts et 2 300 blessés. Pour la première fois, une proposition de loi a été étudiée à l'Assemblée nationale jeudi 13 février, pour geler les matchs à cette date, en hommage aux victimes. La proposition de loi a été adoptée en première lecture à la quasi-unanimité.

Un premier geste en 2015

Jusqu'ici, la ligue de football professionnel et la fédération française s'y sont toujours opposées, préférant les hommages, le respect d'une minute de silence ou le port d'un brassard noir. Mais en 2015, le ministère des Sports fait un geste : aucun match ne sera désormais joué à chaque fois que le 5 mai tombe un samedi.

Mais il faut aujourd'hui aller plus loin, estime le député de Haute-Corse, Michel Castellani, auteur de la proposition de loi : "C'est vrai qu'il y a des contre-propositions, comme par exemple respecter une minute de silence sur l'ensemble des sports en France ce jour-là. Mais nous ne bougeons pas de notre proposition de loi, qui est le gel [des matchs le 5 mai], qui correspond à la demande du collectif." Maintenant que la mesure a été validée par les députés, la proposition de loi doit désormais être examinée par le Sénat.