"Ce qu'on a vécu avec nos supporters est indescriptible" : la fin d'une belle aventure en Coupe de France pour Rumilly Vallières

Éliminé en demi-finale de la Coupe de France par Monaco (5-1), le club de Rumilly Vallières regarde son parcours exceptionnel avec fierté et malgré une pointe de déception.

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Alexis Peuget (troisième en partant de la droite) célèbre avec ses partenaires de Rumilly Vallières après son ouverture du score contre Monaco, jeudi 13 mai. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

Rumilly Vallières a été ramené à la réalité. Jeudi 13 mai, au Parc des Sports d'Annecy, le club de National 2 n'a pas fait le poids face à l'AS Monaco (5-1) en demi-finale de la Coupe de France. Les Haut-Savoyards ne rejoindront pas Calais, première et seule équipe de quatrième division à avoir atteint la finale (en 2000). Ils retiendront cependant éternellement les souvenirs d'un parcours que seule la Coupe de France peut offrir.

Un bain de foule salvateur

"Nous ne conservons que du positif de cette aventure, avec des moments magiques comme le départ au stade avec des milliers de personnes en ville, voulait retenir l'entraîneur Fatsah Amghar. C'est un moment qui restera inoubliable." À 18h30, au départ de Rumilly, moins de 15 000 habitants, une marée humaine bleue a déferlé sur les minibus transportant les joueurs jusqu'à Annecy, à 25 kilomètres. Elle a porté les Rumilliens.

"Le bain de foule au moment du départ pour le stade nous avait galvanisés, confie le milieu de terrain Josselyn Gay. Quand on a vu autant de monde, peut-être 2 000 personnes, on a vu l'engouement, c'était fabuleux. On s'est sentis portés. Cela nous a permis aussi d'évacuer la pression, d'oublier ce qui allait se passe et prendre un maximum d'énergie." "Cet après-midi on a eu le bonheur de partir du stade de Rumilly et de traverser la foule de tous les supporters, c'était magnifique, on a vu des milliers de personnes, renchérit Bruno Piccon, co-président du GFA Rumilly Vallières. On va retenir ça, cette ferveur, cet engouement qui est arrivé sur les derniers matchs."

Une ouverture du score qui laisse rêveur

C'est peut-être aussi la raison de la très bonne entame de match des Haut-Savoyards, qui ont mené 1-0 après vingt minutes, rendant l'exploit possible grâce à un but d'Alexi Peuget. "Nous sommes fiers de notre première période au cours de laquelle nous avons rivalisé et même ouvert la marque. Nous voulions résister le plus longtemps possible et quand on mène 1-0 on se dit que Monaco doit marquer deux buts pour gagner, reconnaît Fatsah Amghar. Donc évidemment on y croit et notre première période nous donnait de l'espoir."

L'ASM s'est imposé au Parc des Sports d'Annecy ce soir face à Rumilly-Vallières en demi-finale de Coupe de France sur le score de 5 à 1. Les Hauts-Savoyards ont ouvert le score par l'intermédiaire d'Alexi Peuget avant d'être repris puis menés par les Monégasques avant la pause. L'ASM a ensuite déroulé en seconde période. Monaco rejoint Paris en finale et tentera de remporter la 6e Coupe de France de son histoire.

Au final, le club amateur a subi les foudres de l'attaque monégasque pour s'incliner lourdement (5-1), mais l'essentiel était bien ailleurs et tous se remémoraient déjà leur parcours en Coupe de France. "L'objectif premier était de prendre du plaisir, glisse Josselyn Gay. Nous avons emmagasiné un maximum d'expérience et cela restera inoubliable malgré le résultat. On ne vivra peut-être qu'une fois cela dans notre vie." "Quoi qu'il arrive après la demi-finale, on avait dit aux joueurs qu'ils étaient des héros, poursuit le coach Fatsah Amghar. Tout ce qu'on a vécu avec nos supporters et entre nous est indescriptible. C'est une saison inoubliable."

Ce sont des beaux souvenirs, on a envie de voir ça plus souvent.

Joris Cottin

à France Télévisions

Compétiteurs avant tout, un mélange de fierté et de déception flottait jeudi soir dans l'air d'Annecy. "C'est une aventure magnifique, racontait Joris Cottin, milieu de terrain de Rumilly Vallières, au micro de France Télévisions. On est fiers de notre parcours mais forcément un peu déçus de la tournure en fin de match."

Après la rencontre, le co-président Bruno Piccon se projetait déjà sur le futur d'un club vieux de trois ans seulement. "On a eu une chance inouïe de vivre ce qu'on a vécu. Ce parcours va nous aider à grandir, à nous stabiliser. Ça nous a fait gagner à tous les niveaux, aussi bien sur le plan sportif, que sur le plan de la gestion du club et de la communication."

Quatrième équipe de National 2 dans le dernier carré

Le GFA Rumilly Vallières s'est déjà fait un nom dans toute la France grâce à son parcours de petit poucet. Toulouse, club de Ligue 2, l'avait appris à ses dépens en quarts de finale (2-0). Il faudra attendre encore un peu pour voir un successeur à Calais en finale de la Coupe de France mais Rumilly Vallières est déjà entré dans le cercle très fermé des équipes de quatrième division dans le dernier carré de la compétition (trois précédents avant eux). Une trace dans l'histoire qui ne pourra être effacée.

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