Ligue des champions : Chelsea domine Manchester City et grimpe sur le toit de l’Europe (0-1)

Neuf ans après son sacre de 2012, Chelsea s’est offert samedi sa deuxième Ligue des champions aux dépens de Manchester City grâce à un but de Kai Havertz. 

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France Télévisions
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Les joueurs de Chelsea soulèvent la Ligue des champions après leur victoire contre Manchester City en finale, le 29 mai 2021.  (ALEX CAPARROS - UEFA / ANADOLU AGENCY)

En Angleterre, le patron c’est Manchester City. Mais en Europe, c’est Chelsea. Grâce à un but de Kai Havertz en fin de première période, les Blues ont remporté la finale de la Ligue des champions, samedi 29 mai, à Porto (1-0), face aux Citizens, bousculant ainsi la hiérarchie établie en Premier League cette saison.

Dominateurs, les hommes de Thomas Tuchel n’ont jamais vraiment tremblé face aux champions d’Angleterre, dépassés par la fougue et l’intensité des Blues. Chelsea remporte ainsi sa deuxième Ligue des champions après celle de 2012.

L’éclaircie Havertz

Aux grands matchs les grands hommes. C’est en tout cas ce qu’affirme l’un des nombreux poncifs du ballon rond. Un poncif auquel cette finale de Ligue des champions 2020-2021 est venu tordre le coup. Car plutôt qu’un avènement, on a eu le droit à une résurrection symbolique : celle de Kai Havertz. Recruté à prix d’or l’été dernier par Chelsea, l’attaquant allemand de 21 ans a longtemps symbolisé les errements des Blues par son inefficacité.

Mais ça, c’était avant l’arrivée de Thomas Tuchel sur le banc il y a quelques mois. Depuis, l’ex-entraîneur du PSG a transformé Chelsea, notamment grâce à la verticalité de son jeu. Et c’est justement sur une action à trois passes, partie de la surface de Chelsea, qu’Havertz s’est retrouvé seul face à Ederson avant de l’éliminer d’un crochet puis de pousser le ballon dans le but vide (1-0, 43e).

Ce premier but en C1 d’Havertz a aussi été le premier de cette finale, juste avant la pause. Au-delà du timing idéal, il a surtout été une juste récompense pour lui et pour les Blues qui ont dominé de la tête et des épaules le premier acte face à des Citizens éteints, peut-être perturbés par la surprise tactique concoctée par Pep Guardiola, à savoir le repositionnement de Gündogan en sentinelle.

Quoi qu’il en soit, c’est bien Chelsea qui a pris en main cette finale. Et si Werner s’était montré un peu plus précis (9e, 13e, 14e), ou que Kanté mesurait quelques centimètres de plus (16e), les Blues auraient viré en tête plus tôt dans une première période seulement ternie par la sortie en larmes de Thiago Silva. En face, City était complètement à côté de ses crampons.

De Bruyne à l’infirmerie, Chelsea au firmament

Certainement bousculés par Pep Guardiola à la pause, les champions d’Angleterre sont revenus avec d’autres intentions sur la pelouse. Problème : ils ont vite perdu leur chef d’orchestre.

Après un choc tête contre tête face à Rüdiger, en pleine course, Kevin De Bruyne a quitté les siens après de longues minutes au sol. Sonné et en larmes, le maestro belge a sans doute compris que sa sortie allait faire basculer la soirée dans le mauvais sens. Car sans leur maître à jouer, les Citizens ont été incapables d’inquiéter la solide défense de Chelsea. D’autant que les rares failles exploitées ont été inlassablement colmatées par les défenseurs des Blues, à l’image d’Azpilicueta sur un centre de Mahrez ou face à Jesus. 

Thomas Tuchel peut exulter, il vient de remporter la Ligue des champions. (DAVID RAMOS / POOL)

Calme et serein, Chelsea a patiemment encaissé les assauts mancuniens, se contentant de répondre par des contres éclairs, à l’image de celui conclu par Pulisic d’une frappe juste à côté (72e). Dans cette fin de match sur laquelle planait un parfum de chaos, Thomas Tuchel et ses joueurs ont été portés par les chants de quelques milliers de leurs supporters (sur 14 500 spectateurs présents pour cette finale). En tribune comme sur le terrain, la domination était totale pour Chelsea. Épuisés, les Citizens ont tout donné, multiplié les fautes et les imprécisions.

Et ça s’est joué à quelques centimètres pour Riyad Mahrez, dans les toutes dernières secondes... Mais après avoir écarté les deux clubs de Madrid et Porto, Chelsea ajoute Manchester City à sa liste et grimpe sur le toit de l’Europe, 9 ans après son premier sacre en Ligue des champions. A l’époque, déjà, c’est un entraîneur nommé en cours de saison qui avait porté Chelsea au sommet.

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