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Pitroipa : "Il nous manquait ce petit truc"

Auteur du but de la victoire en quart de finale de la CAN-2013 contre le Togo (1-0 a.p.), l'attaquant Jonathan Pitroipa évoque le "long chemin" du Burkina Faso, qui s'est hissé dans le dernier carré continental pour la 2e fois de son histoire.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 2 min.

Q: Ayant égalé le meilleur résultat du Burkina, réussi en 1998,  ressentez-vous de la pression ?
R: "En 1998, on était tout petits, on a suivi tous les matches, on rêvait  un jour d'être à leur place; aujourd'hui on y est, et le fait d'être en  demi-finale, il y a beaucoup de jeunes qui rêveraient d'être à notre place. On  ne se fixe pas de limites, mais on ne se met pas la pression, on se dit que si  on est arrivé en demi-finale, c'est qu'on est un bon groupe. Déjà, y arriver  après 15 ans est une très bonne chose. On a fait un long chemin depuis quatre,  cinq ans qu'on travaille ensemble. Mais rien n'est encore fait. On aimerait  bien écrire l'histoire, il ne faut pas que ça s'arrête en demi-finale".

Q: Quel a été le déclic ?
R: "A toutes les CAN, on a avait un bon groupe et on faisait des bons  matches. Il nous manquait ce petit truc pour franchir le cap. On a pris  conscience qu'il fallait quand même réaliser quelque chose tous ensemble. Il y  a eu beaucoup de changements aussi au niveau de l'organisation, parce qu'on a  toujours eu ce genre de problèmes dans l'équipe. Dans cette CAN, on a vu que  tout était bien organisé pour nous, on était presque satisfait, et ça permet  d'être plus concentré pour les matches".

Q: L'humilité que les Burkinabés revendiquent a-t-elle été un frein ?
R: "Peut-être. C'est vrai qu'on a de l'humilité en tant que Burkinabés,  mais nous, en tant que joueurs, on a toujours su qu'on pouvait faire mieux. Le  public africain n'est pas facile: quand il n'y a pas de victoire, il vous  rentre dedans. Moralement, si tu n'es pas fort, tu craques. Mais on a envie de  défendre les couleurs parce que quand il y a les victoires, on est aimé et la  fête dans le pays est extraordinaire".

Q: Vous avez été décisif en quart de finale...
R "J'avais envie de jouer cette demi-finale, comme tout le groupe, c'est  pourquoi on n'a rien laissé au Togo. Le fait que je marque à la 105e minute,  j'étais très heureux pour ma famille".

Q: Vous êtes pourtant plus passeur que buteur, non ?
R: "Je suis plus un joueur qui provoque, fait des passes décisives, mais  pour être un joueur de haut niveau, il faut savoir aussi marquer. J'ai beaucoup  progressé à ce niveau, je peux encore mieux faire. Mais je ne me vois pas en  tant que vrai buteur +tueur+, je suis un joueur qui aime avoir la balle. Je ne  suis pas toujours positionné pour marquer, mais j'essaie toujours de faire  gagner mon équipe, c'est ça mon but".

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