Ligue des champions : "Votre argent de m... ne suffit pas", lance le président d'honneur du Bayern au PSG et Manchester City

Uli Hoeness n'a pas mâché ses mots contre le PSG et Manchester City, les nouveaux riches de l'Europe. 

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France Télévisions
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Uli Hoeness, le président d'honneur du Bayern Munich, le 6 novembre 2021.  (FRANK HOERMANN / SVEN SIMON / AFP)

"Votre argent de m..., ça ne suffit pas." Le président d'honneur du Bayern Uli Hoeness se lâche contre le Paris Saint-Germain, son président Al-Khelaïfi, et contre Manchester City, les nouveaux riches de l'Europe, dans un podcast consacré à sa vie  [en allemand] diffusé à partir de vendredi 12 novembre.

Nasser Al Khelaïfi est-il le nouvel Uli Hoeness ? lui demande l'interviewer : "Non, je ne crois pas, je ne sais pas s'il aime le football", rétorque-t-il. "La différence entre lui et moi ? J'ai travaillé dur pour gagner mon argent, et lui l'a reçu en cadeau, insiste-t-il. On le met à sa disposition et il n'a pas besoin de travailler pour ça. Quand il veut un joueur, il va trouver son émir."

"Ni l'un ni l'autre n'ont le moindre titre de Ligue des champions"

Malgré leurs budgets exorbitants, "jusqu'à maintenant ces deux clubs n'ont rien gagné du tout. Rien du tout ! Rien du tout !", jubile le champion du monde 1974. Le Paris SG et Manchester City ont remporté des titres nationaux, mais "ni l'un ni l'autre n'ont le moindre titre de Ligue des champions", poursuit l'homme qui fit du Bayern Munich, en quatre décennies, un géant du foot européen (six Ligues des champions) sans recourir ni à la dette ni à un investisseur multimillionnaire.

En 2020, le Bayern a battu le Paris SG en finale de la Ligue des champions (1-0), puis le PSG a pris sa revanche la saison dernière en quart de finale (3-2/0-1). "Ils perdront encore contre nous. Pas toujours, mais de temps en temps", prophétise Hoeness, "et ça doit être notre but. Et lorsque nous gagnons contre eux, ça me réjouit fortement (...) C'est ça qui me stimule, leur montrer : 'Votre argent de m..., ça ne suffit pas'".

"C'est de la planification à un an"

Et de critiquer vertement le modèle économique du Paris SG, comparé à celui du Bayern : "Ce qui se passe actuellement à Paris, c'est de la planification à un an (...) Ce n'est pas mon univers. Moi, je vois les choses d'un point de vue économique. Je ne place pas toute ma mise d'un seul coup, juste pour qu'on vienne me féliciter pendant un an ou deux ans et après moi le déluge."

"Quand on prend des décisions, il faut faire en sorte d'avoir de la sécurité encore dans trois, quatre ans, que tout ne s'effondre pas d'un coup", poursuit le dirigeant de 69 ans, qui siège toujours au conseil de surveillance du Bayern, dont il a quitté la présidence en 2019.

"Pour y arriver, je suis aussi prêt à risquer tel ou tel titre", affirme-t-il. "Quand on a, comme moi, gagné 60 titres, ce n'est plus aussi important que si tu n'en a gagnés qu'un ou deux (...) Franz (Beckenbauer), Karl-Heinz (Rummenigge) et moi sommes tellement bardés de titres que nous pouvons nous permettre de faire passer l'avenir du club avant les affaires quotidiennes lors de la prise de décision." A titre privé, Hoeness a fait fortune dans la charcuterie, mais a également purgé 21 mois de prison pour fraude fiscale entre 2014 et 2016.

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