Au bout de l'ennui, Nicosie élimine Lyon de la Ligue des Champions

Le club chypriote se qualifie pour la première fois de son histoire en quart de finale de la compétition.

Les joueurs de l\'Apöel célèbrent leur victoire sur l\'Olympique Lyonnais, le 7 mars 2012 à Nicosie (Chypre).
Les joueurs de l'Apöel célèbrent leur victoire sur l'Olympique Lyonnais, le 7 mars 2012 à Nicosie (Chypre). (JACK GUEZ / AFP)

"C'est le club le plus abordable !" Le 16 décembre dernier, lors du tirage au sort des 8èmes de finale de la Ligue des Champions, le président de l'Olympique Lyonnais Jean-Michel Aulas affichait sa confiance. Il venait d'apprendre que son club allait affronter l'Apoël Nicosie, club chypriote considéré comme le petit poucet de la compétition.

Mercredi 7 mars, après un interminable match retour, la désillusion est grande : Lyon est éliminé de la Ligue des Champions après une séquence de tirs au buts. Les Lyonnais, vainqueurs 1 à 0 lors de leur 8e de finale aller, ont encaissé un but d'entrée par Gustavo Manduca (9). Médiocres, ils ont été incapables de trouver la faille et ont été poussés en prolongation (1-0 a.p.), puis aux tirs au but par un vaillant Apoël.

Le jeune Alexandre Lacazette (20 ans) puis Michel Bastos ont ensuite manqué leurs tentatives, qualifiant du même coup l'Apoël Nicosie qui poursuit donc son rêve (4-3 aux t.a.b). Une première pour le club chypriote.

La crise pointe

"On aurait dû mieux faire, marquer plus de buts à l'aller", a reconnu le milieu lyonnais Kim Kallström. "C'est très dur. On est dans une situation difficile. (...) C'est une grosse déception pour tout le monde". Il faudra pourtant l'effacer rapidement.

Au-delà de l'élimination face à un adversaire modeste et limité, les Lyonnais, dont certains semblent émoussés mentalement et physiquement, restent sur une série de mauvaises performances en L1 où ils n'ont pris que cinq points sur 24 possibles lors des huit dernières journées. Le prochain match, samedi à Gerland contre Lille, risque d'être difficile tant moralement qu'au plan de la récupération après avoir joué 120 minutes trois jours auparavant avec une défaite à la clé.

Huit jours plus tard, Lyon devra jouer à Saint-Etienne pour le derby. Ces deux rencontres sont pourtant cruciales pour la suite de la saison et l'avenir européen du club pour 2012-2013 tout comme le sera la finale de la coupe de la Ligue le 14 avril comme Marseille, lui aussi en difficulté actuellement.