Euro de handball : les Bleus trébuchent d'entrée face à l'Espagne

C'est la première fois depuis le Mondial 1993 que les Bleus perdent un match d'ouverture dans l'une des trois grandes compétitions internationales.

Nicolas Karabatic lors du match d\'ouverture de l\'Euro 2012, lundi 16 janvier 2012 à Novi Sad (Serbie).
Nicolas Karabatic lors du match d'ouverture de l'Euro 2012, lundi 16 janvier 2012 à Novi Sad (Serbie). (FRANCK FIFE / AFP)

Evidemment, il ne s'agit que du premier match, mais le symbole est là. La France a commencé l'Euro 2012 en Serbie par une défaite 29 à 26 face à l'Espagne, l'un de de ses principaux concurrents, lundi 16 janvier à Novi Sad. C'est un petit événement puisque c'est la première fois depuis dix-neuf ans et le Mondial 1993 que les Bleus perdent un match d'ouverture dans l'une des trois grandes compétitions internationales (JO, Mondial, Euro).

Ce revers ne compromet pas encore la quête d'un cinquième titre en cinq ans, mais coûte cher sur la route des demi-finales de Belgrade puisque les points acquis au premier tour seront conservés au deuxième. Il leur faudra impérativement réagir lors de leur prochain match mercredi face à la Russie pour ne pas risquer l'élimination dès la première phase.

Les Experts maladroits

Tenus en échec lors de leurs trois dernières rencontres face à l'Espagne, les joueurs de Claude Onesta ont cette fois mordu la poussière contre le troisième du dernier Mondial, un des principaux outsiders de cet Euro. Ils sont apparus tendus et en manque de rythme, accumulant les maladresses, les pertes de balle et une inefficacité chronique au tir.

Alors que la France, parfois méconnaissable, ne s'illustrait que par intermittence grâce à Jérôme Fernandez (7 buts) et Luc Abalo (6 buts), l'Espagne a réussi un match plein pour faire la course en tête du début à la fin. L'entrée de jeu de Daniel Narcisse a permis aux Bleus de limiter la casse à la pause (13-15). Mais trop de cadres de l'équipe, comme Thierry Omeyer, Mickaël Guigou, Xavier Barachet mais aussi Nikola Karabatic, de retour sur son sol natal, ont évolué trop loin de leur meilleur niveau pour espérer mieux.

On a retrouvé le vrai visage des champions olympiques seulement dans les dix dernières minutes, durant lesquelles ils sont revenus, grâce aux fulgurances d'Abalo, à un but (26-27) après en avoir concédé cinq de retard (20-25). Mais ils étaient partis de trop loin pour éviter une défaite qui les met en danger dès leur entrée dans la compétition.