Equitation : la Fédération française retire sa plainte pour diffamation contre une cavalière victime présumée de viols

La cavalière Amélie Quéguiner, victime présumée de viols, devait être jugée pour diffamation lundi.

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France Télévisions
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Un cavalier lors d'un exercice (illustration). (CHARLY TRIBALLEAU / AFP)

La Fédération française d'équitation (FFE) et son président Serge Lecomte ont retiré leur plainte contre la cavalière Amélie Quéguiner, victime présumée de viols par des encadrants et qui devait être jugée pour diffamation lundi à Périgueux, a appris l'AFP jeudi 9 septembre auprès de l'avocate de la FFE.

"Les parties se sont rapprochées et ont décidé de choisir la voie de l'apaisement", a expliqué à l'AFP Me Fanny Colin, conseil de la FFE et de son président Serge Lecomte. "Un courrier commun aux deux parties a été adressé au tribunal pour exprimer le souhait de mettre fin au contentieux".

"Les parties sont arrivées à la conclusion qu'elles étaient d'accord dès l'origine sur le fait qu'il faut lutter contre les violences sexuelles dans le monde du sport et de l'équitation. Chacun a reconnu que c'était là l'objectif de l'autre", a ajouté Me Colin.

Serge Lecomte avait porté plaine contre Amélie Quéguiner au printemps

Amélie Quéguiner, directrice d'un centre équestre en Dordogne, avait témoigné publiquement en février 2020 des viols qu'elle aurait subis de la part de trois encadrants sur une période de dix ans dans les années 80. 

La FFE et son dirigeant avaient porté plainte au printemps pour des déclarations faites par Amélie Quéguiner dans un article de L'Obs, paru en février 2021, dans lequel elle avait fustigé l'attitude de Serge Lecomte dans une affaire liée aux violences sexuelles dans l'équitation.

Interrogée sur France Bleu Périgord, Amélie Quéguiner a elle aussi évoqué "un souci d'apaisement". "Je suis très satisfaite. Ce (retrait de plainte) n'est pas anodin. Ils reconnaissent que, malgré tout, ce que j'ai dit est juste et défendable. Je les remercie pour ça et ça doit être loué. Si ça avait mal tourné pour mon affaire devant un tribunal, je pense ça aurait empêché la parole de continuer à se libérer".

A la suite de son témoignage, la FFE avait mis en place une ligne téléphonique d'écoute, un formulaire de signalement, une campagne et un groupe de travail. Elle aide depuis d'autres victimes à parler.

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