Enterrement de Maradona : la folie embrase Buenos Aires

Devant l'immense foule massée sur le Place de Mai de Buenos Aires, les autorités ont d'abord repoussé la fin de la veillée funèbre de Diego Maradona à 19h au lieu de 16h (heures locales), avant de fermer provisoirement le palais présidentiel qui a recueilli la dépouille du génie argentin. En marge des hommages, des heurts entre citoyens et policiers ont éclaté dans la capitale argentine. La dépouille du mythique n°10 a été transférée en fin d'après-midi vers le cimetière en périphérie de la ville.
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Des heurts lors de l'hommage à Diego Maradona à Buenos Aires jeudi. (SERGIO GOYA / SPUTNIK)

La folie du peuple argentin s'empare de Buenos Aires. Alors qu'une foule gigantesque s'est massée près de la "Casa Rosada", le palais présidentiel où est placé le cercueil de Diego Maradona, les autorités ont d'abord décidé de repousser la fin de la veillée funèbre à 19h au lieu de 16h heure locale, afin de laisser plus de personnes y accéder. Mais plusieurs heurts ont ensuite éclaté, incitant les autorités à fermer le Palais jusqu'à nouvel ordre.

La veillée funèbre s'est terminée dans la confusion avant le départ du cercueil vers le cimetière de Bella Vista, en périphérie de Buenos Aires. où la star du football argentin sera enterrée. Une source gouvernementale a annoncé à l'AFP le départ du cortège funéraire vers le cimetière en fin d'après-midi heure locale,  après que des incidents ont éclaté dans le Palais présidentiel où était organisé la chapelle ardente ainsi que dans les rues adjacentes. Plusieurs individus sont ensuite montés sur les grilles de la Casa Rosada afin de pénétrer à l'intérieur du palais. 

De son côté, le ministre de l'Intérieur Eduardo de Predo a demandé à Horacio Rodriguez Larreta, le chef du gouvernement de Buenos Aires, et à son adjoint Diego Santili "d'arrêter cette folie menée par la police municipale. Cet hommage populaire ne peut pas se terminer par la répression et des affrontements avec ceux qui sont venus dire adieu à Maradona." 

En fin d'après-midi, le cercueil a été finalement transporté au cimetière de Bella Vista, dans la banlieue de la capitale, dans une berline noire accompagnée d'un cortège. 

Sur la route, des milliers de supporters se sont massés afin de saluer une dernière fois Maradona. Au cimetière, "un service religieux" est prévu, au cours d'une cérémonie familiale privée.

Des proches écartés des hommages

Par ailleurs, plusieurs personnes de l'entourage de la légende du football argentin n'ont pas pu rendre hommage au "Pibe de Oro". Carlos Bilardo, l'entraîneur de l'équipe d'Argentine championne du monde en 1986, qui souffre de troubles neurologiques, ignorait toujours jeudi la mort de Diego Maradona, décédé mercredi à 60 ans, car sa famille souhaite préserver sa santé extrêmement fragile. "Je ne peux pas lui dire que Diego est mort", a expliqué à Radio Provincia Jorge Bilardo, le frère de Carlos, car il entretenait avec Maradona une relation "de père à fils". 

Une des anciennes compagnes de Diego Maradona s'est, elle, plainte jeudi d'avoir été écartée de la veillée funèbre familiale organisée sur la journée de jeudi. "Ils passent tous sauf moi !", a dit Rocio Oliva, qui a partagé la vie de la star pendant six ans, de 2012 à 2018. La jeune femme de 30 ans s'est présentée peu avant l'aube jeudi au siège du gouvernement, où avait lieu la cérémonie, mais après avoir parlé à des membres de la sécurité, elle a dû se retirer. "Ça me fait mal qu'on ne me laisse pas entrer et en faisant cela ils font aussi du mal à Diego. Je suis sa dernière femme, personne ne le comprend. J'ai été la seule femme que Diego voulait voir. Tout le mal qu'ils font, cela se paie", a-t-elle lancé. 

Avec AFP.

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