Athlétisme : accusé d'empoisonnement, l'ex-beau-père de l'athlète Ophélie Claude-Boxberger relaxé

L'ancien beau-père de l'athlète a été relaxé, jeudi, par le tribunal de Montbéliard suite à un jugement pour "administration de substance nuisible". 

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L'athlète française de demi-fond Ophélie Claude-Boxberger, le 22 juin 2020. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

L'ex-beau-père et assistant de l'athlète Ophélie Claude-Boxberger, qu'elle accusait d'empoisonnement, a été relaxé jeudi par le tribunal de Montbéliard (Doubs). La spécialiste de demi-fond est elle condamnée à lui verser 2 500 euros de dommages et intérêts, a appris l'AFP auprès des avocats des deux parties.

"Nous sommes extrêmement déçues, parce que même si les aveux ne sont pas une preuve intangible, il a reconnu six fois" avoir injecté de l'EPO à l'athlète, a déclaré à l'AFP Me Béatrice Lobier, une des avocates de la quintuple championne de France, spécialiste du 3000 m steeple. Me Lobier a décrit sa cliente comme étant "quasi en état de choc" après l'annonce du délibéré : "On vient quand même de se prendre un scud".

Des versions différentes pour Alain Flaccus

Selon L'Est républicain, la jeune femme a fondu en sanglots à l'énoncé de la décision. L'athlète devra aussi verser 1 500 euros de frais de justice, a précisé son avocate. Alain Flaccus était jugé pour "administration de substance nuisible". "Mon client est soulagé, c'est une grande satisfaction et nous espérions cela depuis un long moment", s'est félicité Me Jean-Baptiste Euvrard, son avocat.

Ophélie Claude-Boxberger accusait son ancien homme à tout faire et ex-compagnon de sa mère de lui avoir injecté de l'EPO à son insu, lors d'un stage préparatoire aux Mondiaux 2019 de Doha, à Font-Romeu. Elle avait été contrôlée positive à cette substance en septembre 2019. Par la suite, Alain Flaccus s'était accusé d'avoir lui-même injecté de l'EPO à l'athlète lors d'un massage, le 12 septembre 2019, pendant ce même stage, avant de changer plusieurs fois de version pour finalement se dire totalement innocent.

L'athlète française a été suspendue en avril deux ans par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), pourtant convaincue de sa culpabilité et qui réclamait huit ans de suspension. Mais les membres de la commission des sanctions, organe indépendant de l'AFLD, avaient visiblement été sensibles à la défense de la sportive, qui a toujours clamé son innocence, s'appuyant sur les aveux originaux d'Alain Flaccus. Suspendue depuis le 4 novembre 2019, elle pourrait faire son retour en compétition dès le mois de novembre à Arnay le Duc (Côte d'Or).

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