Tour d'Espagne : Michael Woods sauve son Tour d'Espagne en gagnant une étape folle, Carapaz reste leader

Sur les routes du Pays basque, théâtre de la 7e étape du Tour d'Espagne, Michael Woods (EF Education First) a remporté, en faisant le coup du kilomètre à ses compagnons d'échappée, un magnifique succès. Le Canadien, venu sur le Tour d'Espagne avec des ambitions au général, victime d'une chute en première semaine, sauve l'honneur. Richard Carapaz (Ineos-Grenadiers), arrivé avec 56 secondes de retard sur l'échappée du jour, conserve son maillot rouge de leader.
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France Télévisions
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Michael Woods remporte son deuxième succès d'étape sur les routes du Tour d'Espagne (ANDER GILLENEA / AFP)

Au lendemain d’une journée de repos bénéfique pour le peloton, après une semaine éprouvante, les coureurs du Tour d’Espagne retrouvaient le Pays basque, théâtre du grand départ de cette Vuelta. Si, au départ, les 159,7 kilomètres de l’étape n’effrayaient pas le peloton, il était clair que le Puerto d’Orduna (7,8 km à 7,7%), et ses forts pourcentages à grimper à deux reprises, servirait de juge de paix. Sur ce parcours vallonné, les baroudeurs flairaient le bon coup. 

16 coureurs passent à l’offensive

Si, dès les premiers kilomètres de la journée, Rémi Cavagna, spécialiste de l’effort solitaire, tentait de sortir seul. L’écart séparant le peloton du "TGV de Clermont-Ferrand" n’excédait jamais la trentaine de secondes. Après 30 kilomètres de fuite, le coureur de l’équipe Deceuninck-Quick Step se voyait reprendre par l’avant-garde du peloton. Juste avant d’entamer les premières pentes du Puerto d’Orduna, 16 coureurs prenaient quelques longueurs d’avance. Parmi les fuyards figuraient quelques coureurs de renom comme Sepp Kuss (Jumbo Visma), Rui Costa (UAE Team Emirates) ou encore Niki Terpstra (Total Direct Energie). 

Mais, dans l’ascension, la course devenait complètement folle. En effet, il y avait alors des coureurs éparpillés partout. Dès les premiers hectomètres, un groupe de contre, dans lequel figurait George Bennett (Jumbo Visma), Alejandro Valverde (Movistar), Guillaume Martin (Cofidis), partait à la poursuite des 16 fuyards. Au sommet du Puerto d’Orduna, où Sepp Kuss, qui vise le classement du meilleur grimpeur, passait en tête, 37 coureurs, dont Michael Woods et Omar Fraile revenus de l’arrière, étaient en tête avec moins de 2 minutes d’avance sur le peloton. L’écart maximal atteignait les 2 minutes 30. 

Michael Woods sort du bois

Dès lors, un bras de fer s’engageait entre l’équipe Movistar, d’un remuant Alejandro Valverde, 10e du classement général à 3 minutes du maillot rouge Richard Carapaz, et les Ineos Grenadiers. Grâce au travail de ses équipiers, dont un Christopher Froome qui prenait de longs relais, l’Équatorien ne semblait plus inquiété. Si Valverde tentait de se hisser dans un trio de tête, l’équipe Cofidis, pour Guillaume Martin, rétablissait l’ordre devant. 

Dans la dernière ascension, une magnifique bataille s’engageait entre les prétendants à la victoire d’étape. Michael Woods, Alejandro Valverde, Sepp Kuss, tous tentaient de fausser compagnie aux autres fuyards. À 2 kilomètres du sommet, le Canadien, venu pour jouer le classement général avant de voir ses espoirs détruits par une chute, s’envolait en tête de course. Derrière lui, 4 poursuivants unissaient leurs forces. Dans la descente, Alejandro Valverde, Omar Fraile, Guillaume Martin, qui prenait la tête au classement du meilleur grimpeur, et Nans Peters revenaient sur le coureur de l’équipe Education First. À 1,5 kilomètre de la ligne d'arrivée, Michael Woods passait, de nouveau, à l'offensive. Une attaque décisive. Le Canadien levait les bras, devançant Omar Fraile et Alejandro Valverde, pour la seconde fois, la première en 2018, sur le Tour d'Espagne. Nans Peters et Guillaume Martin finissent 4e et 5e.

À l'issue de la course, Michael Woods n'a pas caché sa satisfaction, le Canadien en a même profité pour afficher de nouveaux objectifs. "Je n'avais pas prévu de prendre l'échappée aujourd'hui. Mais, l'étape était complètement folle et je me suis contenté de suivre les différentes contre-attaques pour me retrouver à l'avant. Je ne joue plus rien au classement général donc pourquoi pas jouer d'autres étapes et le classement du meilleur grimpeur." Nans Peters, courageux mais finalement battu, est, lui aussi, revenu sur cette fin de course. "Il y avait beaucoup de coureurs à l'avant et donc pas une excellente entente", commentait le vainqueur d'étape sur le dernier Tour de France. Il m'a manqué de la force et un peu de tactique dans le final pour l'emporter."

56 secondes plus tard, le peloton franchissait la ligne d'arrivée. Richard Carapaz conserve, grâce à un beau travail de ses équipiers, son maillot rouge. Un classement général qui n'a pas changé, ou presque, seul Alejandro Valverde gagne une place, pointant désormais à la 9e position, et reprend 57 secondes à l'Équatorien. 

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