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Tour de France 2019: Jumbo-Visma, Alaphilippe, bordures : la 3e étape en questions

Adieu la Belgique, bonjour la France pour la troisième étape de la Grande Boucle 2019 ! Une étape accidentée entre Binche et Épernay qui devrait récompenser un puncheur. Le profil parfait pour Julian Alaphilippe ? Le Français devra notamment se méfier de l'équipe Jumbo-Visma, gagnante des deux premières étapes.
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France Télévisions
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 (JEFF PACHOUD / AFP)

Tour de France 2019, acte trois ! Les coureurs de la Grande Boucle quittent la Belgique après deux jours à Bruxelles. Direction Épernay dans la Marne après 215 kilomètres à travers le Nord et l'Aisne. Au programme, quatre difficultés classées dans les quarante derniers kilomètres : la côte de Nanteuil-la-Forêt (cat. 4, 1,1 km à 6,8%), la côte d'Hautvillers (cat.3, 900m à 10,5%), la côte de Champillon (1,8km à 6,6) et la côte de Mutigny (900m à 12,2%). Puis un final dans Épernay à 8% de moyenne sur les 500 derniers mètres, avec une portion à 15%. 

Jumbo-Visma peut-il faire la passe de trois ?

Débuts parfaits pour les Néerlandais. La formation Jumbo-Visma s'est offert les deux premières étapes du Tour de France 2019. Si l'on attendait Dylan Groenewegen sur le sprint inaugural, une chute a amené Mike Teunissen à prendre sa chance lors de l'arrivée massive. Avec succès. L'ancien spécialiste du cyclo-cross a conservé le maillot jaune dimanche, grâce à une victoire éclatante de son équipe sur le contre-la-montre par équipes. 

Et le profil de cette troisième étape pourrait à nouveau sourire au costaud Teunissen. Jumbo-Visma possède une deuxième carte dans son jeu, avec Wout Van Aert. Le Belge s'est illustré cette saison avec deux victoires d'étape sur le Critérium du Dauphiné, une 3e place lors des Strade Bianche, un Top 10 (6e) à Milan-San Remo ou encore la 2e place du Grand Prix E3. Sa puissance, elle aussi héritée du cyclo-cross, pourrait lui permettre de faire la différence. 

Alaphilippe pour une première victoire française ? 

Mais les prétendants ne manquent pas pour la victoire à Épernay. Julian Alaphilippe a coché la date pour viser sa onzième victoire de la saison. "Il y a le final d'Épernay, solide, pour coureurs explosifs, qui me convient parfaitement bien, où je pourrai me tester" avait-il déclaré à la veille du départ à Bruxelles. Auréolé de ses succès à Milan-San Remo, ainsi qu'à la Flèche Wallonne et sur les Strade Bianche, le Français sera l'épouvantail de cette étape.

Mais son envie de porter le maillot jaune lors de la première semaine a pris du plomb dans l'aile. Les vingt secondes perdues par Deceuninck-Quick Step sur Jumbo-Visma lors du contre-la-montre le placent à 31 secondes de Teunissen, et à 21 secondes de Wout Van Aert, au classement général. Il faudrait un exploit en solitaire pour refaire ce retard. Mais ce ne serait pas le premier d'Alaphilippe. 

Des écarts à créer ? 

Si les favoris ne devraient pas commencer à s'expliquer dès la troisième étape, ils devront se méfier des 215 kilomètres du jour. Avant de voir les puncheurs s'affronter sur les cols, il faudra parcourir plus de 150 kilomètres de plaine avec de forts risques de bordure. Un leader piégé devra cravacher pour revenir à hauteur dans les difficultés de la fin de journée. L'occasion de créer, déjà, quelques écarts ? Ou de réduire ceux apparus sur le contre-la-montre ? Romain Bardet (AG2R La Mondiale) accuse désormais 1 minute 29 de retard sur Teunissen, soit 59 secondes sur les favoris d'Ineos Egan Bernal et Geraint Thomas. 

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