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Tour de France 2017 : Bouhanni ne se voile pas la face

Arrivé sur le Tour avec de grosses ambitions, Nacer Bouhanni (Cofidis) doit se contenter de lointains accessits derrière les autres sprinteurs. Le Vosgien est rentré dans le rang. A contre-coeur.
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France Télévisions
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Chaque soir il rentre à son bus la mine des mauvais jours. Le regard noir. A Pau, Nacer Bouhanni n’avait même plus l’oeil du Tigre. Sur son home trainer, le souffle court et les poings serrés, il refaisait une nouvelle fois le sprint avec ses coéquipiers. « J’ai viré derrière Christophe Laporte aux 600 mètres en dixième position. Je suis resté à ma place jusqu’à l’arrivée. » Malgré toute la bonne volonté du monde, le Vosgien coince au moment de lancer les chevaux. « Je n’ai pas réussi à jumper pour revenir vers l’avant. J’étais asphyxié avant de lancer mon sprint. » De quoi donner des regrets à toutes l’équipe Cofidis qui propulse Bouhanni dans de bonnes conditions. Parfois amer envers les hommes de son train, il ne s’en prend qu’à lui-même depuis quelques jours. « On ne commet pas trop d’erreur dans le final. Il faut dire la vérité, c’est juste que j’ai du mal à retrouver mon meilleur niveau. »

Pas de jump

Prolongé par son équipe jusqu’en 2019, Bouhanni paye sûrement sa grave chute du printemps qui l’a mis sur le flan plusieurs jours et qui a perturbé sa montée en puissance. Malgré la déveine et la domination de Marcel Kittel, Yvon Sanquer veut continuer à y croire. « Souvent on sait que sur le Tour un sprinteur prend le dessus et collectionne 4-5 victoires d’étape. Cette année, vu le parcours, il y avait matière à en collectionner plusieurs. On est à plus de la moitié du Tour et Kittel en est déjà à cinq. Il faut continuer à se battre. C’est comme ça qu’on arrive à avoir de meilleurs résultats. » Cofidis fait le dos rond en espérant revoir son sprinteur à une condition physique plus conforme à son niveau. « Il faut être à 100 % de ses moyens pour espérer passer Kittel », reprend Sanquer qui regrette aussi ces arrivées favorables à l’Allemand. « Tous les sprinteurs ont leur type de final et puis il y a le déroulement des derniers kilomètres. C’est difficile de trouver la juste stratégie quand il y a autant de gars qui vont vite. Sauf quand on est Kittel qui peut scorer dans toutes les situations. »

Par notre envoyé spécial :

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