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Schumacher prenait de l'EPO comme des pâtes

Plusieurs fois épinglé par des contrôles antidopages, Stefan Schumacher ne cache plus sa vie de dopé. Le coureur allemand de l'équipe danoise Watches-Onfone est revenu sur ses années Gerolsteiner dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegel.
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France Télévisions
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Stefan Schumacher aux JO 2008 (AXEL SCHMIDT / AFP)

Les contrôles positifs avaient presque tout dit. Double vainqueur d'étape sur le Tour de France 2008, l'ancien coureur de la formation Gerolsteiner (2006-08) s'était fait prendre par l'AFLD. Sur cette Grande Boucle, il avait eu recours à l'EPO Cera lors de contrôles avant le départ et pendant une journée de repos. Rebelote aux JO de Pékin ce qui lui avait valu une suspension de deux ans entre 2008 et 2010. Depuis le dénouement de l'affaire Armstrong, le grand déballage se poursuit. Schumacher s'est ainsi expliqué dans Der Spiegel à paraître dimanche.

"Comme un plat de pâtes"

"J'ai pris de l'EPO, de l'hormone de croissance ainsi que des corticoïdes",  a déclaré l'ex-coureur de Gerolsteiner. "Je me suis mis dans un système. Je  n'en suis pas fier mais c'était ainsi". Selon lui, c'était devenu normal. Presque un art de vivre. "Le dopage devient partie intégrante du quotidien, comme un plat de pâtes  après l'entraînement", poursuit Schumacher dans des extraits diffusés par le magazine. Il décrit comme "complètement fou" le recours aux substances interdites au sein de son ancienne formation Gerolsteiner, dissoute depuis lors. "Je n'ai vécu un tel laxisme par rapport aux médicaments que chez Gerolsteiner",  ajoute-t-il. Schumacher a soulagé sa conscience. A qui le Tour de se confier ?

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