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Premier cas de dopage à l'hormone de croissance en France

Le premier cas de dopage à l'hormone de croissance en France. C'est ce qu'a révélé mercredi l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Les cas de dopage à l'hormone de croissance sont rares, puisque l'Agence mondiale antidopage (AMA) en comptabilise actuellement seulement 15 dans le monde. Ce contrôle positif à l'hormone de croissance a été enregistré le 26 mars, à l'occasion d'une course cycliste en Guadeloupe, regroupant des amateurs de haut niveau.
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France Télévisions
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. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)

L'AFLD a effectué ce jour-là 42 contrôles antidopage sur les 99 coureurs au départ, avec des résultats particulièrement impressionnants puisque 7 échantillons se sont révélés positifs, soit un taux de 16,6 % alors que la moyenne est généralement d'1,7%.

"Le département des analyses de l'AFLD est parvenu à détecter la prise d'un stimulant dérivé de la méthylhexanamine et, de manière directe, celle d'hormone de croissance. Ces derniers résultats constituent une première en France", a indiqué l'AFLD dans un communiqué. C'est une prouesse, incontestablement. C'est le résultat du très beau travail du laboratoire du département des analyses de l'agence, puisqu'on sait que ce produit a une fenêtre de détection très brève. On pensait pouvoir le détecter seulement par le biais du futur modèle endocrinien du passeport biologique, mais le laboratoire a été très bon", s'est réjoui son président. "Il y a des pratiques, quant au nombre assez élevé de cas révélés, qui nous ont surpris" a-t-il précisé.

Outre la découverte d'un cas positif à l'hormone de croissance (également positif à l'EPO), l'AFLD a aussi mis au jour le premier cas positif à un stimulant (Heptaminol). Quatre autres échantillons ont été positifs à l'EPO, et le dernier à des corticoïdes.

Par ailleurs, l'action de l'AFLD a mis au jour un trafic de produits dopants suffisamment inquiétant pour que la situation soit signalée aux autorités. Une enquête préliminaire a ainsi été ouverte, diligentée par le procureur de Basse-Terre et confiée à la section de recherches de la gendarmerie. Des perquisitions ont été effectuées aux domiciles de coureurs, de dirigeants, de clubs, d'infirmières et autres personnels de santé.

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