Julian Alaphilippe, double champion du monde, a "encore envie de gagner des courses"

"Je me procure des émotions fortes", a commenté Julian Alaphilippe, sacré champion du monde pour la deuxième année consécutive, dimanche à Louvain, en Belgique. 

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Radio France
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Julian Alaphilippe est devenu dimanche 26 septembre le premier Français à conserver son titre de champion du monde de cyclisme. (MATTEO COGLIATI / HANS LUCAS)

Il a "encore un peu de mal à réaliser" qu'il est double-champion du monde en titre. Mais le premier cycliste français à réaliser cette performance a conscience que ce sont "des moments dont il faut profiter". Après sa victoire dimanche 26 septembre à Louvain, en Belgique, "le pays du vélo", Julian Alaphilippe déclare sur franceinfo avoir "encore envie de gagner des courses et des belles si possibles".

franceinfo : Comment vous sentez-vous après ce deuxième titre de champion du monde ?

Julian Alaphilippe : C'est un sentiment incroyable. J'ai encore un peu de mal à réaliser. C'était une grande journée, pour moi, mais aussi pour l'équipe de France. Il y avait un super état d'esprit, on n'a pas fait d'erreur. Thomas [Voeckler, le sélectionneur de l'équipe de France, ndlr] avait à cœur de créer le bon groupe sur ce type de parcours. J'ai tout de suite adhéré, parce qu'après avoir vécu l'émotion d'Imola et passé la saison en arc-en-ciel, j'étais venu ici avec l'idée que c'était possible de gagner de nouveau. Je me suis fait plaisir dans le final et ça a marché.  Je suis content d'être allé chercher le maillot de cette manière.

Quand avez-vous compris que vous alliez vous imposer ?

Dans les derniers kilomètres. Je ne vais pas dire dans le dernier kilomètre parce que je m'en doutais un petit peu avant, mais je n'ai rien lâché parce que les mecs derrière roulaient aussi pour gagner. Ça faisait un moment que j'étais devant et que je commençais à coincer, mais après on pense au maillot, à l'émotion et à tout ce qu'on a fait dans la journée. Je suis content pour moi, pour ma famille, pour l'équipe de France. On est Belgique, le pays du vélo, on a fait une course parfaite, ce sont  des moments dont il faut profiter.

Lequel des deux titres est le plus beau, entre Imola l'année dernière et Louvain aujourd'hui ?

Je ne peux pas comparer les deux. Ce sont deux émotions et deux états d'esprit complétement différents. Ce sont deux belles victoires, deux maillots qui resteront à jamais gravés dans ma carrière et ma vie personnelle. Les deux sont à part.

Quelle est la suite de votre programme ?

Ça ne serait que moi, je partirais en vacances demain. J'ai encore le tour de Lombardie et Milan-Turin pour finir la saison. Il y a mon petit qui m'attend aussi et qui me rend tellement heureux. Je sais que je vais avoir beaucoup de souvenirs à pouvoir lui raconter plus tard, ça me rend le plus heureux du monde. Pour l'instant, c'est l'heure de récupérer et de fêter ça avec tout le monde. J'ai vu la joie de mes coéquipiers et du staff, c'est quelque chose de spécial. Après, il faut vite tourner la page et ce sera bientôt l'heure de préparer l'année prochaine.

Avez-vous conscience que vous marquez l'histoire du cyclisme mondial ?

Non, pas spécialement. Bien sûr, je marque l'histoire de mon sport et de ma carrière tout simplement. Je me procure des émotions fortes qui me donnent toujours envie d'aller plus loin. Mais ce qui me donne le plus d'émotions, c'est de faire plaisir à mes proches et de voir l'engouement autour de moi. Mais je reste le Julian que j'ai toujours été. J'ai encore envie de gagner des courses et des belles si possibles. Il faut toujours avoir des rêves, même quand le vélo s'arrêtera, sinon la vie c'est nul.

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