Cyclisme : Bernal, Pogacar, Quintana, Gaudu ... Le Tour de l'Avenir, pépinière de talents

Le Tour de l'Avenir, réputé comme l'antichambre du cyclisme professionnel et tremplin pour les meilleurs espoirs, débute vendredi.

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France Télévisions
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Tobias Foss, dernier vainqueur du Tour de l'Avenir en 2019. (THIERRY GUILLOT / MAXPPP)

Il suffit de jeter un oeil à la liste des vainqueurs du Tour de l'Avenir au XXIe siècle, pour se rendre compte du flair qu'ont les organisateurs du "Tour de France des jeunes". On y retrouve par exemple Denis Menchov (2001), Bauke Mollema (2007), Nairo Quintana (2010), Warren Barguil (2012), David Gaudu (2016) ou encore Egan Bernal (2017) et Tadej Pogacar (2018). Cette année, les regards seront notamment tournés vers Juan Ayuso, au départ de Charleville-Mézières, vendredi 13 août. 

Accélérateur de particules

Presque tous les vainqueurs du Tour de l'Avenir ont passé sans encombre le saut vers le peloton professionnel. Beaucoup y ont performé, quelques-uns en sont devenus les ambassadeurs et très peu en ont disparu rapidement. On pourra citer pour ces derniers Iker Flores (vainqueur en 2000), dont la carrière fut anecdotique, Moises Duenas (2006), contrôlé positif à l'EPO deux ans plus tard ou Ruben Fernandez Andujar (2013), aujourd'hui chez Cofidis après un long passage chez Movistar sans résultat probant (aucune victoire pro).

Beaucoup de réussites et peu d'échecs donc, c'est ce qui fait, depuis sa création en 1961, le prestige du Tour de l'Avenir. La compétition révèle les vainqueurs de demain et fait saliver les équipes professionnelles. Prêtes à dégainer des contrats de plusieurs années à des adolescents, les plus grosses formations du World Tour lorgnent sur ce Tour des promesses, comme UAE Emirates avec le double tenant du titre du Tour de France, Tadej Pogacar.

Ayuso-Rodriguez, nouvelle vague espagnole

Cette année, l'espagnol Juan Ayuso (18 ans), présenté comme un prodige du cyclisme, sera la principale attraction du 57e Tour de l'Avenir, qui s'élance vendredi un an après avoir été supprimé du calendrier en raison du Covid-19. 

Le natif de Barcelone, vainqueur en mai du "Baby Giro" (Tour d'Italie des moins de 23 ans) avec tous les maillots distinctifs, a déjà remporté six succès cette année. Une progression qui a attiré les plus grosses écuries mais une seule a raflé la mise. Joxean Matxin, à la fois recruteur et directeur sportif chez UAE-Emirates, a réussi à arracher le prodige espagnol pour le faire signer jusqu'en 2025 aux côtés de Pogacar (22 ans), Brandon McNulty (23 ans), Mikkel Bjerg (22 ans) ou Camilo Ardila (22 ans).

Outre Ayuso, seront également à surveiller parmi les 174 partants son compatriote Carlos Rodriguez (20 ans), déjà professionnel chez Ineos, et l'Italien Filippo Zana, qui vient de remporter le Sazka Tour sous les couleurs de la Bardiani.

Cette épreuve, ouverte aux coureurs espoirs âgés de 23 ans et moins, et courue sous bannières nationales ou régionales amateurs (six coureurs par équipe), sera d'abord propice aux rouleurs, avec un prologue puis un chrono par équipes lors des trois premiers jours. La montagne décidera ensuite du classement général, avec des passages par le Grand Colombier (7e étape), la Croix de Fer (8e étape), l'Iseran et le col du Petit Saint-Bernard (9e étape).

Avec AFP.

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