Drame sur le Tour : une spectatrice tuée dans une collision avec une moto

La 14ème étape du Tour de France endeuillée, après la mort d’une spectatrice percutée par une moto, alors qu’elle cherchait à traverser la route, après le passage du premier groupe de coureurs échappés. Deux autres spectateurs ont été blessés dans l’accident.

(Radio France © France Info)

D’après les premiers témoignages recueillis sur place, il semble que la spectatrice ait voulu traverser après le passage du premier groupe de coureurs à la hauteur de Wittelsheim (est), 38 kilomètres après le départ de l'étape.
_ Elle serait passée à un mètre devant un motard de la Garde républicaine qui n’a pas pu l’éviter. La femme d'une soixantaine d'années est morte sur le coup.

Le conducteur s’est alors couché et sa moto est allée percuter deux autres spectateurs sur le bord de la route, une femme de 37 ans et un homme d'une soixantaine d'années.
_ Blessées, ils ont été transportés à l'hôpital de Mulhouse, mais leur pronostic vital n’est pas engagé.

La femme avait dans ses bras son bébé d’un an, qui s’en sort heureusement indemne.

Selon les premiers éléments de l'enquête, le motard n'a commis aucune imprudence. Lors d'un point presse, le procureur-adjoint de Mulhouse a expliqué que le gendarme devait rouler à 90 km/h. Selon lui, l'imprudence de la spectatrice qui a traversé la route serait à l'origine du drame.

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a adressé
ses plus vives condoléances à la famille de la victime. Avant de rappeler aux spectateurs “l'impérieuse nécessité de respecter toutes les règles de prudence, afin d'éviter toute prise de risque. Chacun doit respecter scrupuleusement les consignes de sécurité, pour que le Tour de France puisse rester une fête populaire et qu'un tel drame ne se reproduise pas”.

Réaction également de Roselyne Bachelot et de Rama Yade, au ministère des Sports, qui , après les condoléances de rigueur, rappellent “le remarquable travail
effectué depuis de nombreuses années par la garde républicaine qui permet
d'assurer la sécurité des spectateurs”.

Edwige Coupez