Déplacements à vélo : la prime de 50 euros est “un carton” avec plus de “70 000 réparations depuis le 11 mai”, affirme une association cycliste

Louis Belenfant, directeur du Collectif Vélo Ile-de-France et de l'association Mieux se déplacer à bicyclette est très sollicité par des citadins qui ont décidé de se mettre au vélo.

Le 30 avril, le gouvernement a mis en place un forfait de 50 euros pour faire réparer sa bicyclette d\'occasion (changer des freins, des lumières, des pneus...).
Le 30 avril, le gouvernement a mis en place un forfait de 50 euros pour faire réparer sa bicyclette d'occasion (changer des freins, des lumières, des pneus...). (JULIEN FLEURY / FRANCE-BLEU LA ROCHELLE)

Depuis le début du déconfinement, “on est saturé dans tous les sens de gens qui nous disent ‘Mon vélociste est complet, vous auriez une autre adresse ?” a raconté sur franceinfo, mardi 2 juin, Louis Belenfant, directeur du Collectif Vélo Ile-de-France et de l'association Mieux se déplacer à bicyclette (MDB). Il confirme le succès de la prime de 50 euros mise en place par le gouvernement pour faire réparer son vélo. “C’est un carton. On a plus de 70.000 réparations qui ont été prises en charge depuis le 11 mai” a détaillé M. Belenfant.

franceinfo : Est-ce que la cohabitation entre les cyclistes, les piétons et les voitures se passent bien ?

Louis Belenfant : Très honnêtement, là où il y a des aménagements, oui. Quand on passe sur les pistes cyclables de Paris, je suis arrivé par le boulevard Voltaire, c'est bien fait. Je passe souvent rue de Rivoli où maintenant, il n'y a plus que les cyclistes, les taxis et les bus qui peuvent passer. Il y a beaucoup moins de conflits qu'avant. Il y a des aménagements pour les cyclistes suffisamment larges, confortables. Et là, tout d'un coup on se rend compte que quand il y a des aménagements, c'est ça qui change la donne.

On a aussi beaucoup de gens frustrés qui disent ‘Bah moi, dans ma commune, il n'y a rien pour se déplacer à vélo en sécurité’Louis Belenfant, collectif Vélo Ile-de-France

Est-ce que vous avez beaucoup été sollicités pour donner des conseils sur les achats de vélos ?

On est saturé dans tous les sens de gens qui nous disent ‘Mon vélociste est complet, vous auriez une autre adresse ? Est-ce que vous avez des conseils de vélo que je peux acheter ? Et surtout, où est-ce que je peux faire du vélo ? Comment je peux me déplacer à vélo dans ma ville ?’ Donc on leur dit qu'on fait un maximum pour qu’il y ait un maximum de pistes cyclables pour les accueillir. On sent aussi es gens très remontés parce qu'il y a une attente.

Est-ce que l'aide du gouvernement de 50 euros pour réparer son vélo est un succès ?

Oui, c'est un carton. On a plus de 70.000 réparations qui ont été prises en charge depuis le 11 mai. C'est beaucoup plus que d'habitude. J'ai vu passer des photos de grandes enseignes de sport pour ne pas les nommer, sur lesquelles on voit des rayons vides et des queues entières de cyclistes pour faire réparer leur vélo. Devant les vélocistes aussi, qui sont obligés d'aménager leurs horaires, qui disent qu’ils ne peuvent pas accueillir les gens qui ne sont pas leurs clients. Pour les vélocistes aujourd'hui, il y a de l'activité.