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Crise du National 1- Le président de Dunkerque: "S'il y a de la casse chez les pros ça pose problème, pour les clubs amateurs ça n'intéresse personne"

Jean-Pierre Scouarnec, le président de l'USL Dunkerque, deuxième de National 1, ne décolère pas. Alors que mercredi soir, son club devait accéder à la Ligue 2 puisque le Comex de la FFF devait entériner la fin des championnats du foot amateur, le Comité exécutif a finalement fait demi-tour en milieu de journée ce jeudi. Et le National 1 sera le seul championnat non professionnel qui tentera d'aller jusqu'à son terme, avec la D1 féminine.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 1 min.

Comment avez-vous réagi à la décision de la FFF de reprendre le championnat en National 1 ?
Jean-Pierre Scouarnec : "Heureusement que j'étais assis sinon je serais tombé par terre ! Je ne comprends pas. On nous explique à longueur d'année que nous sommes le championnat phare de la FFF, j'ai l'impression que nous sommes subitement devenus professionnels ! La seule différence c'est que nous n'avons pas les moyens de l'être. Nous ne bénéficions d'aucune retombée économique ! "

« S'il y a de la casse chez les pros ça pose problème alors que chez les clubs amateurs ça n'intéresse personne ! »

Quel est le principal problème selon vous suite à cette décision ?
JPS : "Il faudra m'expliquer comment on va pouvoir jouer au mois de juillet alors que la saison se termine le 30 juin. Nos budgets sont prévus pour 12 mois et non 13. En pleine pandémie, je ne sais pas si c'est possible de jouer deux fois par semaine pour terminer le championnat. Je suis très en colère contre cette décision. Je ne sais pas si on est capable de finir le championnat dans des conditions sanitaires saines. Je pense que le monde professionnel essaye de sauver les clubs professionnels sans en avoir rien à faire des clubs amateurs de National. S'il y a de la casse chez les pros ça pose problème alors que chez les clubs amateurs ça n'intéresse personne !"

Qu’est-ce qui vous préoccupe le plus ?
JPS : "Je suis inquiet pour mes joueurs ! Ils sont arrêtés depuis le 13 mars, ils se préparent de manière individuelle chez eux. Je ne vois pas comment on peut remettre en forme physiquement et mentalement les joueurs. Comment peut-on reprendre une compétition sans mettre en danger la santé des joueurs ?"

Quelle est la prochaine étape pour vous ?
JPS : "Pour l'instant je ne décide de rien. Je défends l'intérêt de mon club ainsi que mes joueurs. Peu importe que nous soyons 3e ou 6e, la problématique n'est pas là ! Le problème est au niveau de la sécurité des joueurs ! Ils se posent des questions sur leur avenir et ils ne comprennent pas cette décision. On est amateur tout autant que la N2 et que la N3, il y a des budgets de Ligue 2 supérieurs au nôtre, je ne comprends pas cette décision. Je ne comprends pas..."

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