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Coupe du monde 2018 : Le Japon fait chuter la Colombie d'entrée (2-1)

Quelle entrée en matière du Japon ! Pour leur premier match du Mondial 2018, les hommes d'Akira Nishino ont fait chuter la Colombie de Radamel Falcao pour s'octroyer la première victoire asiatique de l'histoire face à une nation sud-américaine, bien aidés par l'expulsion de Carlos Sanchez dès la 3e minute de jeu suite à une main grossière dans sa surface de réparation. Shinji Kagawa a transformé le penalty avant que Quintero n'égalise mais Yuya Osako a donné la victoire aux siens (2-1).
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France Télévisions
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Le Japon a parfaitement débuté sa Coupe du monde face à la Colombie (2-1). (KUNIHIKO MIURA / YOMIURI)

Les Japonais ont pris une très belle option vers les huitièmes de finale. Pour leur entrée en lice à la Coupe du monde, leur plan de jeu était clair : presser dès le coup d’envoi pour ne laisser aucun espace aux Cafeteros. Et le moins que l’on puisse dire est que la stratégie mise en place par Akira Nishino a été payante. Mieux, ils n’auraient pas pu rêver d'une meilleure entame de match face à la Colombie, 16e au classement Fifa et largement favorite au coup d'envoi.

2e expulsion la plus rapide de l’histoire

Dès la troisième minute de jeu, coup de théâtre ! Sur un contre tout en vitesse de Shinji Kagawa ponctué par une parade de David Ospina, le ballon revient dans les pieds du Japonais qui reprend sa chance devant le but sud-américain vide. Il ne restait plus que Carlos Sanchez sur la trajectoire qui sauvait les siens d’une main grossière dans la surface. La sentence n’a pas tardé : carton rouge et penalty. Le milieu colombien devenait le premier joueur à se faire expulser du Mondial 2018. Mais surtout la deuxième expulsion la plus rapide de l’histoire de la Coupe du monde après l’Uruguayen Batista en 1986 au bout de 51 secondes tout en étant le premier Colombien à se faire expulser d’un Mondial.

La Colombie assommée…

Un penalty que le capitaine des Blue Samouraï ne manquait pas de transformer en prenant Ospina à contre-pied. 1-0 pour le Japon. Contre toute attente. Sans James Rodriguez - le métronome de la Colombie étant touché au mollet – et à 10 contre 11, les Cafeteros semblaient incapables de s’en relever malgré quelques tentatives de Radamel Falcao, qui disputait son premier match en Coupe du monde qui ne restera pas dans les annales. Sentant son équipe plus proche de prendre un nouveau but que d’égaliser, José Peckerman décide de sortir Cuadrado pour faire rentrer Barrios (31e), au profil plus défensif.

… Mais a de la ressource

Coaching payant ? Quoi qu’il en soit, avec plus de stabilité au milieu de terrain, les Cafeteros arrivaient (enfin) à mettre le pied sur le ballon. Et à force d’aller au contact, leur capitaine Radamel Falcao obtenait un coup-franc à l’entrée de la surface japonaise. James Rodriguez sur le banc, c’est Quintero qui prend ses responsabilités. Sous les cris « Colombia, Colombia, Colombia ! » des supporteurs et avec un tir à ras de terre plein de vice, il trompait Eiji Kawashima en glissant la balle sous le mur (39e) pour remettre les deux équipes à égalité après une première période très intense.

Première victoire asiatique contre un sud-américain

Au retour des vestiaires, c’est logiquement le Japon qui dicte le tempo. Avec trois occasions franches coup sur coup d’Osako (54e, Inui (56e) et Yoshida (60e), les Colombiens, pas aidés par leurs relances, plient de plus en plus. Sentant son équipe dos au mur, José Peckerman décide de faire entrer son numéro 10, James Rodriguez, en lieu et place de son buteur : Quintero (60e). En vain. A force de plier, la Colombie a fini par craquer. Sur un corner frappé par Honda, Yuya Osako arrive à dévier le ballon de la tête malgré quatre Colombiens autour de lui pour donner à nouveau un but d’avance aux siens (73e). Et cette fois, devant   le Japon ne laissera plus filer son avance.

La revanche de 2014

En phase de poule lors de la Coupe du monde 2014, les Colombiens avaient offert une véritable leçon de foot à la sélection japonaise, les battant lourdement 4 buts à 1. Quatre ans après avoir ruminé cette humiliation, les 60e du classement Fifa ont pris leur revanche, tout en s’octroyant une belle option sur une éventuelle qualification en huitièmes de finale, leur objectif affirmé qu’il faudra confirmer dimanche face au Sénégal.  

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