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Coronavirus : l'Usada lance des tests antidopage à domicile

L'Agence antidopage américaine (Usada), souhaitant poursuivre la lutte antidopage rendue extrêmement difficile par le coronavirus, a lancé depuis deux semaines un programme de tests effectués par les athlètes eux-mêmes à domicile, qu'elle surveille à distance par visioconférence.
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France Télévisions
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Pour répondre aux interrogations et au manque de contrôles antidopage liés au confinement présent dans de nombreux pays, l'Usada a innové en proposant un test à domicile. Le principe de ce programme baptisé "Believe 2020" est simple : des kits de tests ont été envoyés aux athlètes, lesquels doivent ensuite produire des échantillons de leur sang et de leur urine lorsqu'ils reçoivent un appel inopiné de l'Usada. Les tests sont surveillés par un contrôleur via une application comme Zoom ou FaceTime. Les athlètes scellent ensuite les échantillons et les envoient par livraison le lendemain à un laboratoire accrédité par l'Agence mondiale antidopage pour analyse.

"Ce programme est le seul du genre au monde et a été lancé alors que les tests de dépistage en personne et inopinés réguliers de l'Usada ont presque cessé en raison de la distanciation sociale et d'autres directives de santé pendant la pandémie", s'est félicité le patron de l'instance Travis Tygart.

Procédure spéciale pour les tests d'urine

Une quinzaine d'athlètes se sont portés volontaires pour participer à ce programme, parmi lesquels les nageuses multimédaillées d'or olympique Katie Ledecky et Lilly King, ainsi que le sprinteur Noah Lyles, champion du monde du 200 m en titre. Si l'athlète se filme prélevant une goutte de son propre sang, ce n'est pas le cas de sa collecte d'urine, pour des raisons d'intimité.

Pour éviter toute triche, il doit filmer ses toilettes en direct pour prouver à l'Usada que personne d'autre n'est présent dans la pièce et qu'aucun échantillon n'est caché. L'athlète urine ensuite dans le flacon sans se filmer, et, ceci fait, se remontre face caméra pour coller une étiquette thermosensible sur ledit flacon, prouvant que l'urine est chaude et donc la sienne.

Toute cette phase est chronométrée par le contrôleur de l'Usada, laquelle peut-être ensuite amenée à comparer l'analyse d'urine avec les tests précédents de l'athlète. "Je me sentais très à l'aise avec l'ensemble du processus.", a déclaré à USA Today Katie Ledecky qui a effectué son premier test lundi dans son appartement en Californie, ajoutant "c'est le moment idéal pour l'essayer compte tenu de la situation".

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