Comportements déplacés d'un encadrant à la FFF : le ministère des Sports ouvre une enquête

Le ministère des Sports a annoncé vendredi l'ouverture d'une enquête administrative pour comprendre comment un encadrant, licencié en 2012 par la Fédération française de football (FFF) pour des sms déplacés à un mineur, a pu continuer de s'occuper de jeunes dans la Drôme et en Ardèche.
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France Télévisions
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 (CHRISTOPHE PETIT TESSON / MAXPPP TEAMSHOOT)

Le ministère des Sports a ouvert ce vendredi une enquête administrative afin de faire la lumière sur un encadrant de la Fédération française de football (FFF). Celui-ci, licencié en 2012 par la FFF pour des sms déplacés à un mineur, a pu continuer d'encadrer des jeunes dans la Drôme et en Ardèche. Révélée par L'Equipe et confirmée par l'AFP, cette enquête a été ouverte suite à un article publié dans le quotidien, relatant le parcours de cet encadrant qui fait actuellement l'objet d'une enquête préliminaire, pour des faits distincts de ce qui lui avait valu son licenciement en 2012.

La FFF a confirmé à l'AFP ce licenciement "pour faute en juin 2012", après que la direction de l'Institut national du football (INF) de Clairefontaine avait eu connaissance d'un texto déplacé. Mais la justice n'avait pas été saisie. "Les parents de l'adolescent n'ont pas porté plainte et aucun des éléments recueillis au cours des investigations n'étant de nature à justifier un signalement de la Fédération aux autorités judiciaires, les faits mentionnés ne pouvant caractériser une infraction pénale", a expliqué la FFF.

La FFF ne peut refuser une licence que dans certains cas

Interrogé par L'Equipe, l'ex-encadrant de l'INF a qualifié les textos envoyés "de messages de tendresse qui ont été sortis de leur contexte". L'encadrant est ensuite allé travailler ailleurs, dans un club de la Drôme, puis en Ardèche. La FFF explique qu'elle ne peut refuser une licence qu'en cas de "condamnation pénale devenue définitive" ou de "sanction pour non respect de la réglementation administrative et sportive prononcée par une commission de la fédération", ce qui n'est pas le cas.

Le parquet de Privas a confirmé à l'AFP une enquête préliminaire, sans préciser son motif exact. L'Equipe affirme qu'elle porte sur des soupçons d'agression sexuelle sur mineur entre 2016 et 2018 alors que l'homme travaillait pour le club de la Drôme, qui s'en est séparé depuis et n'a pas répondu aux sollicitations de l'AFP.

Il est employé depuis l'été 2019 par un club situé en Ardèche. Interrogé par l'AFP, le président du FC Rhône Vallées à La Voulte-sur-Rhône, Yves Jacquier a indiqué avoir été "partiellement" prévenu par son ancien club, "plusieurs mois" après son embauche que ce club "l'avait licencié parce qu'il était agent de joueur et qu'il avait pesé des mecs en slip". "On a pris des précautions, on ne l'a jamais laissé tout seul avec les enfants et on l'avait averti. On est en train d'interroger enfants et parents mais à ce jour nous n'avons constaté aucune anomalie comportementale", a-t-il ajouté, précisant qu'une "procédure de séparation (était) en cours" avec cet employé.

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