Basket : l'Eurocoupe pour l'Asvel, "une émotion qui vient de loin" pour sa présidente Marie-Sophie Obama

La dirigeante rhodanienne n'a pu cacher sa joie de voir ses joueuses soulever, mercredi, l'Eurocoupe, leur premier trophée sur la scène européenne.
Article rédigé par franceinfo: sport, Loris Belin
France Télévisions - Rédaction Sport
Publié
Temps de lecture : 3 min
La présidente du club de l'Asvel féminin, à l'issue de la victoire de ses joueuses en finale aller de l'Eurocoupe contre Galatasaray, le 5 avril 2023. (MAXPPP)

Un baptême, en grande pompe. Dans la salle d'ordinaire bouillante du Galatasaray Istanbul, l'équipe féminine de l'Asvel s'est chargée de glacer l'ambiance en remportant mercredi 12 avril, l'Eurocoupe pour sa première finale européenne, en surclassant les Stambouliotes à match aller (95-56) comme au match retour (85-57). Cette septième C2 pour le basket féminin français fait la joie de Yannick Souvré, directrice de la Ligue féminine de basket, jointe par Franceinfo. "Je suis ravie de voir qu'il y a des héritières à notre parcours avec Bourges en 1995, on ne vit pas dans le passé", a-t-elle réagi. Pour Marie-Sophie Obama, présidente déléguée des Lionnes lyonnaises, le bonheur est quasi extatique, même au lendemain de cette consécration.

Franceinfo : Après cette finale ultra dominée, quelle est la principale émotion que vous pouvez ressentir ?

Marie-Sophie Obama : C'est une émotion très, très profonde, qui vient de loin. On a eu de la chance d'être récompensé dans notre jeune parcours. Notre club a connu dès sa deuxième année un titre de champion de France qui est arrivé tellement vite. Il était très puissant, dans une dynamique folle, mais il n'était pas aussi profond que ce que l'on peut ressentir là.

Vous avez connu, qui plus est, un relatif échec ces derniers mois avec une saison dernière sans trophée…

On a connu des années difficiles, comme tout le monde avec le Covid, mais aussi nos années difficiles à nous, nos petites traversées du désert. Ce sont des années que j'ai essayé d'accueillir avec le plus de sagesse possible, en se disant qu'il fallait qu'on en passe par là pour consolider les choses, pour construire un projet qui avait du sens et qui dépasse l'ambition sportive. Je me sens émue et profondément reconnaissante aussi, envers tous ceux qui nous ont fait confiance, les dirigeants de la première heure qui nous ont transmis le club, les partenaires qui nous ont accompagnés sur ce chemin-là. On sait que tout le monde travaille, et on n'a pas toujours la chance de voir son travail récompensé. Je suis très reconnaissante envers la vie.

Vous vous êtes appuyées cette saison plus que jamais sur une forte ossature française et d'internationales françaises. Est-ce l'ADN du succès pour vous ?

C'est la marque de l'Asvel, chez les garçons comme chez les filles, faire revenir les meilleures françaises. On connaît l'attachement que Tony [Parker, président du club] a pour la France. Quand il dit qu'il veut transmettre et qu'il veut rendre au basket français, il faut que ce soit avec des champions français, qui font la fierté de notre nation. C'est une priorité pour nous, tout autant que de trouver un bon équilibre, de faire en sorte que tous les talents se mettent au service du collectif.

Ce qui faisait plaisir hier, c'est de voir ce collectif qui s'exprime, cette volonté de rechercher la meilleure passe, faire briller la coéquipière, gagner mais pas n'importe comment.

Marie-Sophie Obama, présidente de l'Asvel féminin

à franceinfo: sport

Le prochain objectif, c'est un triplé et exister encore davantage en France. Un titre de champion de France aurait la même saveur que cette Eurocoupe ?

Il n'y a pas de hiérarchie dans les titres. On s'engage à fond dans chaque compétition. Avant de parler de triplé, on va enfin vivre notre première finale à Bercy avec la Coupe de France (le 22 avril prochain). On sait que ce sera dur contre Basket Landes, une équipe de ces rendez-vous-là. On ne se dit pas triplé, même si on en rêve. Dès la semaine prochaine, et même dès demain, c'est préparation de la finale.

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