Avec son bateau le "Manta", Yvan Bourgnon s'attaque à la pollution plastique

Le skipper et président de l'association The Sea Cleaners, Yvan Bourgnon a dévoilé ce mardi la nouvelle version de son futur bateau, le "Manta", avec lequel il veut lutter contre la pollution plastique dans les océans. Ce navire devrait entrer en activité en 2024.
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France Télévisions
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Yvan Bourgnon (MARTIAL TREZZINI/AP/SIPA / AP)

C'est un projet sur le long terme. Le skipper franco-suisse, Yvan Bourgnon a présenté ce mardi la maquette du voilier géant, qu'il souhaite mettre à l'eau en 2024 pour lutter contre la pollution des océans. Le catamaran de 56,5 mètres et de 1.900 tonnes, nommé le Manta, va recueillir les déchets en mer, avant de les trier, de ramener à terre ceux qui sont en état d'être recyclés et de brûler les autres par un procédé de pyrolyse. "Le seul moyen de résoudre le problème est d'agir à terre (...) et aller sur l'eau collecter le plus intelligemment possible, près de la source, des grands fleuves, des estuaires, des zones les plus contaminées", a indiqué le marin lors d'une conférence de presse.

Essayer de traiter "5000 à 10 000 tonnes de déchets plastiques par an"

Le programme d'Yvan Bourgnon est ambitieux. Avec son futur navire, il espère pouvoir traiter "5000 à 10 000 tonnes de déchets plastiques par an" principalement en Afrique, en Amérique du Nord et en Asie, selon un communiqué. Pour ce faire, le navire collectera les débris, à partir de 10 millimètres, avec trois chaluts à l'arrière du bateau, deux grues pour les gros déchets comme les filets dérivants, des tapis roulants sous la plate-forme et deux petits bateaux pour ramasser les déchets et les hydrocarbures dans des zones peu accessibles. 

"Ce projet permet de faire avancer les consciences", juge Stéphane Bruzaud, chimiste et chercheur au CNRS, qui n'est pas associé au projet. Le "Manta" pourra accueillir 34 personnes à bord, dont 12 passagers. Des places sont déjà réservées pour des scientifiques, qui disposeront d'installations de travail à bord du bateau.

"C'est noble, mais ce n'est pas possible"

Pour François Galgani, responsable de projet à l'Ifremer et associé au projet, cela permet de récupérer des déchets qui ont de la valeur, comme les filets de pêche, et de les recycler. En revanche, pour lui, "l'idée de nettoyer les océans est noble, mais n'est pas possible". Il estime aussi qu'il faut réduire au maximum la pollution à terre.

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