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Aux Jeux mondiaux urbains, on célèbre le sport en Vans

Du 13 au 15 septembre, Budapest accueille les premiers Jeux mondiaux urbains, une compétition internationale réunissant cinq disciplines de sport de rue. En tenue de ville, avec du rap hardcore à fond dans les oreilles, ces sportifs professionnels se nourrissent de la culture urbaine pour mieux performer.
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France Télévisions
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 (JULIEN CROSNIER / DPPI MEDIA)

Les Budapestois auraient pu s’y perdre. Une grande compétition sportive internationale aura lieu dans leur ville, leur a-t-on dit. Six épreuves (Basket3X3, BMX Freestyle, Breakdance, Parkour, Roller Freestyle et Frisbee acrobatique) dont deux présentes aux JO 2020. 10 lieux entièrement dédiés aux épreuves. Un feu d'artifice sportif les attendait. 

Et puis, ils ont vu les premières installations prendre forme il y a quelques jours. Des rangées de haut-parleurs tous plus grands les uns que les autres. Les tables de DJ flambant neufs. Les affiches de concert à l’effigie de rappeurs underground. Etait-ce bien une compétition de sport professionnel qui se préparait, ou un festival de musique qui leur brûlerait les tympans jusqu’aux premières lueurs de l’aube ? 

Eh bien, c’est un peu des deux. Ce sont les Jeux Mondiaux Urbains, qui se tiennent du 13 au 15 septembre en plein cœur de Budapest. Le concept est attrayant : un évènement multisports international sur le mode des Jeux Olympiques pour des disciplines de rue, dans la rue, et dans l’idéal, pour la rue. Plus qu’un évènement sportif, c’est un « état d’esprit » particulier que prétendent véhiculer ces Jeux. Avec succès ? 
 

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Ce qu’il faut savoir, c’est que ce fameux « état d’esprit » vanté par la communication des Jeux existe déjà toute l’année dans les différents évènements de sport urbain. La musique, le style vestimentaire, l’aspect foutraque, improvisé et libre : tout cela est cultivé autant que possible pour tous les organisateurs d’events. On entretient l’identité des sports de rue, malgré la professionnalisation croissante des disciplines.

Courir en jeans et en baskets, "c'est l'esprit"

Finaliste au FISE de Montpellier (une compétition majeure de sport extrême) en juillet dernier, Anthony Jeanjean, qualifié pour l’équipe de France lors de ces Jeux Mondiaux, précise : « Tout ce qu’il y a autour, ça fait partie du jeu. Il ne faut pas que ce soit chiant (…) C’est global. Il n’y a pas que le sport pour nous : il y a le style, la musique, l’ambiance. On roule en jeans et en baskets. Je connais des gars qui courent en Vans. Tout ça fait partie du Freestyle, ça ne nous dérange pas ; au contraire, on s'en sert » Aucune nouveauté pour ces Jeux donc, où les professionnels se retrouveront en terrain connu. 

On découvre d'autres cultures freestyle

En revanche, le parfum d'olympisme qui y règne n'est pas chose commune. Pour des athlètes plus habitués au strict cercle des initiés, c'est une vraie découverte.  Magalie Pottier, qui participe au BMX Freestyle pour l’équipe de France, a déjà vécu les Jeux Olympiques en course BMX. La comparaison est pertinente, assure-t-elle ce jeudi, juste avant de débuter sa dernière journée d'entraînement avant son entrée en lice : « Tous les athlètes vivent ensemble, au même endroit. On découvre d’autres cultures freestyle, on est au contact d’univers qu’on ne connaissait pas forcément. C'est vraiment génial pour l'instant » Il reste à savoir si la magie durera tout un week-end, et même plus loin, puisque Budapest accueillera aussi les Jeux Mondiaux Urbains en 2021. 

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