Dakar 2017 : un parcours toujours plus éprouvant

Juste avant le départ du 39e Dakar lundi, pilotes et organisateurs analysent le parcours de cette édition 2017.

Stéphane Peterhansel et son co-pilote, Jean-Paul Cottret, lors du Dakar 2016.
Stéphane Peterhansel et son co-pilote, Jean-Paul Cottret, lors du Dakar 2016. (FRANCK FIFE / AFP)

C'est presque systématique, quand on pose une question sur le parcours du Dakar 2017 dont le départ sera donné lundi 2 janvier à Asunción au Paraguay, la réponse contient toujours les mots "difficile" ou "compliqué". Le rallye à travers l'Amérique du Sud accueille 491 concurrents pour douze étapes couvrant près de 9 000 km dont 4 000 chronométrés.

Les organisateurs annoncent le parcours le plus difficile depuis que le rallye-raid se déroule sur ce continent (depuis 2009). L'Espagnol Marc Coma, quintuple vainqueur de l'épreuve en moto et désormais directeur sportif de l'épreuve, a prévu de quoi surprendre les concurrents. "Ce Dakar propose plus de jours en altitude que d'habitude et plus de dunes que les gens ne s'imaginent. C'est ce cocktail qui fait du Dakar la course la plus dure au monde."

Les moteurs vont souffrir

Avec ce passage dans la Cordillère des Andes où les pilotes arpenteront des routes situées à 4 000 m d'altitude, Etienne Lavigne, directeur du Dakar, assure que la course sera encore plus imprévisible. "Les concurrents vont vivre, en fonction des terrains et des géographies, des conditions climatiques extrêmement variées. On peut vraiment rencontrer tous les types de conditions." Un constat partagé par les participants à l'image d'Adrien Metge engagé en moto : "Du chaud, du froid, de la pluie, de l'altitude, de la poussière, de la boue... je m'attends à tout."

Six jours perchés à une telle hauteur, ça a de quoi inquiéter le tenant du titre en catégorie auto, Stéphane Peterhansel, presque euphémiste, quand il précise que grimper les dunes sera "compliqué". Le moteurs auront pourtant intérêt à être pleinement opérationnel car à 4 000 m, la faible pression atmosphérique oblige la pièce à consommer davantage de ressources pour gravir une pente. Inversement, il y aura plus de pressions sur les pilotes car les organisateurs ont restreint l'utilisation du GPS sur le Dakar. La course s'achèvera le 14 janvier à Buenos Aires.

Dakar 2017, un parcours particulièrement difficile. Le sujet de Bruno Blanzat.
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