Formule 1 : Jules Bianchi n'a pas assez ralenti après le drapeau jaune

Un long rapport de la FIA a été rendu public, mercredi, sur les circonstances du drame survenu lors du Grand Prix du Japon, le 5 octobre.

Jules Bianchi, à bord de sa Marussia, lors du Grand prix du Japon, à Suzuka, le 5 octobre 2014.
Jules Bianchi, à bord de sa Marussia, lors du Grand prix du Japon, à Suzuka, le 5 octobre 2014. (FREDERIC LE FLOC H / DPPI MEDIA / AFP)

Le pilote français Jules Bianchi, victime d'un grave accident à Suzuka (Japon) le 5 octobre, n'a pas suffisamment ralenti lorsque la direction de la course a sorti le drapeau jaune après la sortie de route d'Adrian Sutil, estime la FIA dans un rapport rendu public mercredi 3 décembre. Les commissaires de course avaient agité ce signal qui signifie la présence d'un danger (débris ou voiture sur la piste, accident ou encore panne). Mais la Formule 1 du Français était venue percuter une dépanneuse qui intervenait sur le bas-côté.

Le rapport a été rédigé par une commission de 10 personnes, sous la direction du président de la Commission sécurité de la FIA, Peter Wright. Il détaille, entre autres, les événements qui ont eu lieu ce jour-là. Les auteurs écrivent que "Jules Bianchi n'a pas suffisamment ralenti pour éviter la perte de contrôle au même endroit que Sutil" et que "si les pilotes respectent le double drapeau jaune, alors ni eux ni les commissaires ne devraient être mis en danger". Le document salue également le travail des équipes lors de la prise en charge du pilote. Selon les auteurs, "toutes les procédures médicales et de secours ont été suivies, et leur efficacité a permis de sauver la vie de Bianchi".

Bientôt une vitesse limite en cas de drapeaux jaunes ?

Le rapport formule aussi quelques pistes pour améliorer la sécurité lors des Grands Prix. Parmi les recommandations faites dans le but d'améliorer la sécurité, la règle des doubles drapeaux jaunes est soulevée. Les auteurs émettent l'hypothèse de l'instauration d'une vitesse limite imposée dans une telle situation. Le texte préconise également l'"interdiction de débuter une course moins de quatre heures avant le coucher du soleil, sauf pour les courses nocturnes".

Et comme la piste de Suzuka était détrempée lorsqu'est survenue l'accident de Jules Bianchi, le rapport se penche sur la prise en compte des conditions météorologiques. Il évoque la modification du "calendrier afin d'éviter, si possible, que des courses aient lieu durant la saison des pluies" et le développement de "pneus pluie plus efficaces". Reste que le texte ne met pas en cause les pneus qui équipaient la voiture du Français au moment du drame.