Romain Grosjean file en IndyCar, deux mois après son spectaculaire accident

Deux mois après son spectaculaire accident au Grand Prix de Bahreïn et son départ de la F1, Romain Grosjean annonce ce mercredi qu’il s’engage en IndyCar, avec l’écurie Dale Coyne Racing. Le pilote franco-suisse disputera les manches sur circuits urbains et routiers, mais pas les ovales, où les risques d’accidents graves sont les plus élevés.
Article rédigé par
France Télévisions
Publié
Temps de lecture : 3 min.

A 34 ans, un nouveau défi attend Romain Grosjean outre-Atlantique. L’ancien pilote de Formule 1 a choisi de s’engager en IndyCar en rejoignant l’écurie Dale Coyne Racing. Après avoir quitté Haas F1 Team, il découvrira donc d’autres monoplaces américaines, dans un championnat où les différences entre écuries sont moins importantes, puisque les voitures sont toutes équipées du même châssis. Une concurrence qui a attiré le pilote : "Ce qui me manque le plus, c’est de pouvoir me battre pour gagner des courses. Donc je suis super content de retrouver un championnat où j’aurai mes chances. Je ne suis pas dans la plus grosse équipe, mais les voitures sont assez similaires. Je n’y vais pas pour faire de la figuration, j’espère qu’il y aura des podiums, et même plus".

Mais avant de monter sur le podium, Romain Grosjean va devoir s'adapter à sa nouvelle voiture, qu'il découvrira lors des essais fin février. "Je serai un 'rookie'. La dernière fois que j’ai conduit une voiture assez similaire à l’IndyCar, c’était en 2008, en GP2. Je vais avoir beaucoup à apprendre sur les circuits, la voiture sans direction assistée, la façon de parler  avec des réserves d’essence en miles par gallon, et non pas en kilomètres/heure", explique le pilote.

Une décision prise en accord avec sa famille

Si Romain Grosjean avait très envie de reprendre la course automobile, les avis de ses proches ont aussi compté dans son choix. "C'est une décision collective, on en a beaucoup discuté en famille. Ils me soutiennent, et mes enfants sont heureux de me voir à nouveau m'entraîner. Ils ont aussi participé au design de mon nouveau casque", s'enthousiasme le pilote. 

Avant de s'envoler pour les Etats-Unis, le Franco-suisse poursuit la rééducation de sa main gauche, la plus touchée lors de l'accident à Bahreïn : "La peau est très fine et encore très sensible. Certains jours, avec le froid, c'est un peu douloureux. Je ne pense pas être à 100% lors des essais, mais d'ici la première course, je pense que ça ira mieux". 

Ni Indy 500, ni ovale... pour le moment 

Encore marqué par son accident, Romain Grosjean ne disputera que la douzaine de manches sur circuits urbains et routiers. Il ne s’élancera pas sur les ovales, dont le mythique Speedway des 500 miles d’Indianapolis, où les vitesses très élevées - autour de 370 km/h - sont propices aux accidents : "J’ai reçu l’offre de Dale Coyne avant le Grand Prix d’Imola, début novembre. Je devais initialement participer à toute la saison d’IndyCar, mais après l’accident à Bahreïn, je ne me sentais pas de faire les ovales et les speedways, dont celui d’Indianapolis, même si je rêverais de le gagner un jour. Je suis père de trois enfants, et pour eux et ma femme, je préfère ne pas prendre de risques. Je ne veux pas qu’ils revivent les mêmes scènes en regardant mes courses".

En revanche, le pilote franco-suisse n'exclut pas un retour en Formule 1 pour quelques piges, si jamais un pilote se révélait être positif à la Covid-19 : "Avec Kevin Magnussen et Alex Albon, nous sommes expérimentés sur les nouvelles voitures. Si une occasion se présente et que l'on m'appelle, je serais prêt". 

Grosjean devrait disputer sa première course le 18 avril, à Barber. Il aura, parmi ses adversaires, ses compatriotes Simon Pagenaud (Team Penske), champion de la discipline en 2016 et vainqueur de l'Indy 500 en 2019, et Sébastien Bourdais (A.J. Foyt Racing), lui aussi passé par la Formule 1 et habitué des podiums (6 victoires / 12 podiums).

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Romain Grosjean

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.