Grand Prix d'Allemagne de MotoGP : Marc Marquez, le retour du roi

L'Espagnol Marc Marquez, revenu difficilement d'une blessure au bras droit, a retrouvé le goût de la victoire, dimanche, sur le circuit du Sachsenring, en Allemagne, plus d'un an et demi après son dernier succès.

Article rédigé par
Hugo Lauzy - franceinfo: sport
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
L'Espagnol Marc Marquez (Honda) a remporté le Grand d'Allemagne en MotoGP, dimanche 20 juin 2021. (JAN WOITAS / DPA-ZENTRALBILD)

Attention, le roi Marc Marquez est de retour sur le devant de la scène. Le sextuple champion du monde de MotoGP a décroché une 57e victoire dans la catégorie reine, dimanche 20 juin, en Allemagne. Imprenable sur le circuit du Sachsenring, l'Espagnol a fait parler son expérience et sa science de la course au guidon de sa Honda pour résister au retour de ses concurrents, dont le Portugais Miguel Oliveira (KTM) et le Français Fabio Quartararo (Yamaha Factory). 

581 jours de disette

Une "masterclass" à l'espagnole comme à la grande période de Marc Marquez, celle d'avant sa chute au mois de juillet 2020 lors du GP d'Espagne. Trois opérations au bras droit, dont la dernière effectuée au mois de décembre, s'en étaient alors suivies. Après une saison blanche en 2020 et 581 jours passés à l'ombre de la plus haute marche du podium, le pilote Honda de 28 ans - qui restait sur trois abandons consécutifs cette année - a remis les pendules à l'heure sur un tracé peu favorable aux dépassements.

"C'est l'un des moments les plus importants et plus difficiles de ma carrière. Je ne réalise pas. [...] Pour revenir d'une telle situation, je ne pouvais pas le faire seul : j'avais besoin de mon équipe, des docteurs, des préparateurs...", a t-il exprimé en conférence de presse. Parti comme une bombe dès le départ depuis sa cinquième place, il est remonté en tête dès la fin premier tour pour ne plus jamais la lâcher. 

Sur un circuit moins "physique" et énergivore que les autres, le Catalan avait toujours des doutes, samedi, sûr et certain que sa série de huit victoires consécutives en MotoGP depuis 2013 sur le sol allemand allait "prendre fin". Encore diminué sur le côté droit, Marc Marquez a bénéficié d'un tracé qui tourne majoritairement à gauche pour signer l'un des plus beaux exploits de la catégorie reine, près d'un an sans être monté sur une moto. 

Un petit pas pour Marc, un grand pas pour Marquez

Une performance remarquée pour sa prouesse à amener sa Honda, moins compétitive que les années précédentes, à la lutte avec les Yamaha et autres Ducati. À l'arrivée, l'Espagnol a exprimé un mélange d'émotions et de lucidité pour la suite de sa saison. "Je ne gagnerai pas [le championnat du monde] cette année. Je suis 90 points derrière (Fabio) Quartararo, et on parle d'un pilote de MotoGP, a t-il expliqué. Avant d'ajouter : Derrière, pour moi c'est la même chose de finir 2e, 3e, 4e, 5e, si vous ne gagnez pas le championnat. Qui a fini deuxième en 2005 par exemple ? Vous vous en rappelez ? Non, moi non plus car on ne se souvient que du premier."

En quête d'excellence, Marc Marquez prévient qu'il lui fera encore du temps pour retrouver son niveau. "Pour redevenir le 'même Marc' qu'en 2019, il faudra encore attendre." Toujours en proie aux doutes et conscient de son coup d'éclat inattendu, il garde la tête froide : "L'automne dernier, je n'avais pas peur de ne plus jamais gagner, j'avais juste peur pour mon bras. Parce que je n'avais pas de force, pas de bonnes sensations. Il n'y avait aucune amélioration, mais cela empirait au contraire. À ce moment je ne pensais pas à la moto mais à mon bras, à ma vie." Une manière de garder les pieds sur terre, après avoir emprunté un long tunnel vers la rédemption.

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