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GP d'Espagne : la pole pour Valtteri Bottas

Valtteri Bottas (Mercedes) partira en pole position dimanche au GP d'Espagne de F1 après avoir devancé samedi en qualification son coéquipier Lewis Hamilton. Le pilote finlandais a été le seul à passer sous 1 minute et 17 sec et a encore affirmé davantage ses prétentions alors qu'il mène actuellement au championnat du monde devant Hamilton après quatre épreuves. Les deux pilotes Mercedes ont devancé Sebastian Vettel (Ferrari) et Max Verstappen (Red Bull) qui composeront dimanche la 2e ligne. Charles Leclerc (Ferrari), 5e, et Pierre Gasly (Red Bull), 6e, seront eux en 3e ligne.
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France Télévisions
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 (DPPI / DPPI MEDIA)

Mercedes a bien deux flèches d'argent cette saison. Comme au temps du duel Rosberg - Hamilton, le constructeur allemand dispose d'une avance confortable sur les autres voitures du plateau et sa paire de pilotes peut se battre à armes égales. Les Mercedes ont remporté les quatre premières courses, réalisant le doublé à chaque fois, Bottas et Hamilton comptant deux victoires chacun. "C'est vrai que l'écart est grand", a constaté le flegmatique pilote finlandais, actuellement en tête du championnat du monde avec un point d'avance sur Hamilton. "J'ai eu une belle poussée d'adrénaline", a-t-il souligné. Il est le seul pilote à être passé sous la minute et 16 secondes avec un temps de 1:15.406. En frappant un tel coup, il affirme encore davantage ses prétentions face à son illustre coéquipier, quintuple champion du monde et champion sortant.

Bottas domine Hamilton

Les choses s'étaient pourtant mal engagées pour lui samedi puisqu'il avait effectué un tête à queue lors de la 3e séance d'essais libres le contraignant à abandonner sa voiture dans les graviers. "Valtteri a fait un boulot fantastique et il a été rapide tout le weekend. De mon côté, je n'ai pas pu aligner les tours correctement", a souligné, beau joueur, Hamilton qui voit toutefois grandir cette année la menace posée par son coéquipier. Toto Wolff, le patron de l'écurie Mercedes, a toutefois souligné que le champion britannique avait eu des problèmes pour recharger la batterie de sa monoplace ce qui l'avait handicapé en termes de puissance disponible pour réaliser son tour rapide.

Retour en 2016 ?

Mais la situation au sein de Mercedes réveille les souvenirs de 2016 lorsque Hamilton et son coéquipier d'alors Nico Rosberg s'étaient livrés une lutte acharnée, n'hésitant pas à s'éliminer mutuellement lors de certaines courses, dont l'Espagne sur ce même circuit de Montmelo. Rosberg avait finalement remporté le championnat avant d'annoncer sa retraite surprise. Toto Wolff a réaffirmé samedi après les qualifications que cette situation ne se reproduirait pas cette année. "Le premier virage et le premier tour sont très importants", a-t-il admis, mais "les deux (pilotes) ont montré un tel respect l'un pour l'autre que nous ne pouvons pas imaginer une répétition de 2016". "Nous admettons totalement qu'il y a une rivalité entre les deux pilotes et que cette rivalité s'intensifiera mais c'est quelque chose à quoi nous devons répondre de manière transparente", a-t-il souligné. Mais, surtout, les Flèches d'argent ont encore montré à Barcelone, l'ampleur de l'écart existant actuellement entre elles et les Ferrari. 

Les Ferrari encore distancées

Sebastian Vettel, le plus rapide des pilotes de la Scuderia samedi avec la 3e place, est relégué à 866/1000e de Bottas. Il a reconnu en évoquant les Mercedes qu'"avec les conditions aujourd'hui nous ne pouvions les égaler" et concédé que "nous ne sommes pas où nous souhaiterions être". Son coéquipier Charles Leclerc doit encore à une erreur lors de la 2e session des qualifications de ne partir qu'à la 5e place derrière Max Verstappen (Red Bull). Il est sorti un peu large d'un virage, endommageant sa voiture sur les vibreurs ce qui l'a handicapé pour le reste des qualifications. Autre pilote victime d'un incident, Nico Hülkenberg (Renault), qui a lui carrément arraché son aileron avant lors de la 1ere session et ne partira donc seulement qu'en 16e position. Son coéquipier dans l'écurie française, Daniel Ricciardo, qui était lui arrivé à entrer en Q3 avec le 10e temps, partira toutefois 13e dimanche après avoir écopé d'une pénalité de trois places en raison de la collision provoquée avec le russe Daniil Kvyat lors du précédent GP en Azerbaïdjan. Parmi les bonnes surprises de ces qualifications, la 6e place du Français Pierre Gasly (Red Bull) et la 7e de son compatriote Romain Grosjean (Haas).

    . Grille de départ
    1re ligne:
    Valtteri Bottas (FIN/Mercedes)
    Lewis Hamilton (GBR/Mercedes)
    2e ligne:
    Sebastian Vettel (GER/Ferrari)
    Max Verstappen (NED/Red Bull-Honda)
    3e ligne:
    Charles Leclerc (MON/Ferrari)
    Pierre Gasly (FRA/Red Bull-Honda)
    4e ligne:
    Romain Grosjean (FRA/Haas-Ferrari)
    Kevin Magnussen (DEN/Haas-Ferrari)
    5e ligne:
    Daniil Kvyat (RUS/Toro Rosso-Honda)
    Lando Norris (GBR/McLaren-Renault)
    6e ligne:
    Alexander Albon (THA/Toro Rosso-Honda)
    Carlos Sainz Jr (ESP/McLaren-Renault)
    7e ligne:
    Daniel Ricciardo (AUS/Renault)
    Kimi Räikkönen (FIN/Alfa Romeo Racing-Ferrari)
    8e ligne:
    Sergio Pérez (MEX/Racing Point-Mercedes)
    Nico Hülkenberg (GER/Renault)
    9e ligne:
    Lance Stroll (CAN/Racing Point-Mercedes)
    Antonio Giovinazzi (ITA/Alfa Romeo Racing-Ferrari)
    10e ligne:
    Robert Kubica (POL/Williams-Mercedes)
    George Russell (GBR/Williams-Mercedes)

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