Formule 1 : La suprématie de Mercedes et de Lewis Hamilton, des podiums surprises, et le cauchemar de Ferrari, ce qu'il faut retenir de la saison 2020

Dans une saison raccourcie à cause de la pandémie de Covid-19, Mercedes a encore dominé outrageusement le championnat avec 13 victoires en 17 courses, dont 11 pour le septuple champion du monde, Lewis Hamilton. 2020 nous a tout de même offert quelques surprises sur le podium, avec des premières places inédites pour Gasly et Pérez. Ferrari n’a quant à elle pas eu beaucoup l’occasion de savourer le champagne, avec des résultats catastrophiques. France tv sport revient sur tout ce qu'il fallait retenir de cette 71e saison du championnat du monde de Formule 1.
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France Télévisions
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Lewis Hamilton fête son septième titre mondial de Formule 1 acquis au Grand Prix de Turquie. (TOLGA BOZOGLU / POOL)

► Un calendrier adapté au coronavirus

La saison 2020 de Formule 1 aurait dû débuter mi-mars, à Melbourne. Elle a finalement commencé le 5 juillet, en Autriche. La Covid-19 a chamboulé le calendrier de la F1, dont les organisateurs se sont adaptés pour organiser 17 Grands Prix, en grande majorité en Europe. Les tracés de Spielberg (Autriche), Silverstone (Grande-Bretagne), et Sakhir (Bahreïn) ont même accueilli deux courses. Certains circuits ont été revisités, comme le mythique tracé d’Imola où le championnat n’avait plus fait de halte depuis 2006, mais aussi celui de Turquie. Les circuits de Portimão et du Mugello ont accueilli leurs premières courses de F1.

► Des surprises sur plusieurs podiums

Treize pilotes différents ont goûté aux joies du podium cette saison. Certains pour la première fois, comme Lando Norris en Autriche, Alexander Albon en Toscane, et Esteban Ocon à Sakhir. Pierre Gasly à Monza, devant Sainz et Stroll, puis Sergio Pérez lors de l’avant-dernier Grand Prix, devant Ocon et Stroll, ont remporté leur première victoire en Formule 1. Malgré ces surprises, les Mercedes et Max Verstappen ont tout de même très souvent occupé les trois premières places, avec huit podiums partagés par Hamilton, Bottas et le pilote néerlandais.

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► Ferrari en plein cauchemar

L’écurie italienne termine à la sixième place au classement des constructeurs, son pire résultat depuis 1980. La Scuderia n’a connu que trois podiums cette saison, deux pour Charles Leclerc, et un pour Sebastian Vettel. De mauvais résultats qui s’expliquent par des difficultés avec son moteur, en manque de puissance, mais aussi des arrêts aux stands très longs, avec une moyenne de plus de 3,5 secondes. Les stratèges de Ferrari ont aussi souvent fait les mauvais choix, comme ce dimanche à Abu Dhabi, en laissant Leclerc en piste sous régime de voiture de sécurité virtuelle, alors que ses concurrents en ont profité pour chausser des pneus neufs. Le pilote monégasque termine la saison à la huitième place au championnat du monde. Vettel, qui ne compte que trois présences en Q3 cette année, échoue à la treizième place, le pire classement pour un pilote Ferrari depuis 1981. Désabusé par les mauvais résultats, il savait qu’il ne serait pas conservé par l’écurie, qu’il quitte après six saisons. "Je suis heureux que ça soit terminé" a-t-il lâché après le dernier Grand Prix. L’année prochaine, c’est le pilote espagnol Carlos Sainz Jr qui prendra sa place aux côtés de Charles Leclerc.

► Lewis Hamilton : un septième titre et de nouveaux records

A l’issue de cette saison 2020, le pilote britannique est couronné champion du monde pour la septième fois, égalant la légende Michael Schumacher. Il a marqué 347 points, soit 124 de plus que son dauphin et coéquipier Valtteri Bottas. En août, au Grand Prix d’Espagne, Hamilton a battu le record du nombre de podiums, détenu jusqu’alors par 'Schumi', en y montant pour la 156e fois. Mais affamé de victoires, il ne s’est pas arrêté là. Le 11 octobre dernier, en terres allemandes au Grand Prix de l’Eifel, le pilote britannique a remporté sa 91e course, égalant le 'Baron Rouge', qu’il a ensuite dépassé, au Portugal. Il totalise 95 victoires et 165 podiums en cette fin de saison 2020. Ses exploits et ses prises de position contre les violences policières et le racisme ont même été remarqués par la Reine Elizabeth II, qui va l’anoblir. Seul ombre dans un tableau bien garni : Lewis Hamilton n’a toujours pas signé de contrat pour rester au volant d’une Mercedes la saison prochaine.

► La suprématie de Mercedes confirmée

Depuis l’arrivé des moteurs V6 turbo hybrides en 2014, l’écurie allemande domine outrageusement le championnat. Cette année encore, elle remporte le titre constructeur, son 7e consécutif. Mercedes a réussi à placer ses deux pilotes sur le podium a dix reprises. Seulement deux podiums se sont déroulés sans aucun d’entre eux. L’écurie allemande a remporté 13 des 17 Grands Prix de la saison, avec une nette différence entre Hamilton et Bottas : onze victoires pour le Britannique, deux pour le Finlandais. Bottas a été malmené par ses coéquipiers puisque George Russell, remplaçant de Hamilton positif à la Covid-19, a réalisé un meilleur week-end que lui à Sakhir.

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► L’accident de Romain Grosjean, l’image la plus marquante de la saison

Le 29 novembre, au départ du Grand Prix de Bahreïn, Romain Grosjean s’accroche avec Daniil Kvyat. Sa voiture est violemment projetée dans les rails en bord de piste, à 220 km/h. La monoplace est coupée en deux et explose. Vingt-neuf secondes plus tard, le pilote franco-suisse parvient à s’extirper des flammes, miraculé. Son accident, spectaculaire, témoigne aussi des efforts consacrés à la sécurité en Formule 1. La cellule de survie, habitacle en titane de sa monoplace, a protégé les jambes et le torse de Grosjean. Le système HANS, une armature en kevlar fixant son casque à son appui-tête, a maintenu sa tête et son cou, lui évitant le coup du lapin à l’impact. Et enfin le halo, arceau en titane surplombant son cockpit, lui a protégé la tête et évité d’être décapité au moment du choc contre les barrières de sécurité. Un dispositif que le pilote Haas avait critiqué, mais dont il a reconnu qu’il lui avait sauvé la vie après le crash. Depuis 2019, les standards pour les casques et les combinaisons ont aussi été renforcées par la FIA, permettant à Grosjean de ne pas finir brûlé dans le brasier. Simplement brûlé au niveau des mains, il n’a tout de même pas pu se rétablir suffisamment rapidement pour revenir disputer les dernières courses. Sa carrière en F1 a certainement pris fin à Bahreïn, après 179 Grands Prix disputés depuis 2009, et dix podiums.

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