F1 - GP d'Azerbaïdjan : au terme d'une course folle, Sergio Pérez s'impose devant Sebastian Vettel et Pierre Gasly

Sergio Pérez (Red Bull) a remporté dimanche à Bakou une course une nouvelle fois chaotique sur le tracé azerbaïdjanais. Il a devancé Sebastian Vettel (Aston Martin) et Pierre Gasly (Alpha Tauri).

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
Sergio Perez (Red Bull) remporte un GP d’Azerbaïdjan complètement fou. (NATALIA KOLESNIKOVA / AFP)

Scénario complètement fou, dimanche 6 juin, dans les rues de Bakou où Max Verstappen et Lewis Hamilton ont perdu très gros. Après un deuxième départ pour deux tours, la victoire est revenue à Sergio Pérez (Red Bull) devant le revenant Sebastian Vettel (Aston Martin) et le Français Pierre Gasly (Alpha Tauri).

Après le choc contre le mur, pas besoin du choc des mots. Le coup de pied rageur de Max Verstappen dans son pneu arrière gauche suffit à comprendre la frustration du Néerlandais, bien parti pour cueillir sa troisième victoire de la saison. Un peu plus tôt dans la course (31e tour), Lance Stroll avait lui aussi expédié son Aston Martin à pleine vitesse dans le béton.

Bakou a confirmé son statut de broyeur de monoplaces mais la capitale azerbaïdjanaise n'est pas en cause dans cet amas de carbone. Dans ces deux accidents, la même origine : une crevaison du pneumatique arrière gauche en ligne droite que Pirelli, le manufacturier unique de la F1, va devoir justifier après avoir été clairement mis en cause par Verstappen et son patron, Christian Horner. Et les mêmes effets sur deux voitures devenus incontrôlables.

Hamilton, le tout droit qui coûte cher

Pour Verstappen, le coup est rude alors qu'il menait le championnat du monde et qu'il entrevoit cette année une opportunité de battre enfin Lewis Hamilton sur la durée d'une saison. Auteur d'une course solide comme dans les rues de Monaco il y a deux semaines, il perd une victoire méritée à cinq tours du drapeau à damier mais l'offre sur un plateau à son coéquipier Sergio Pérez, sa deuxième après celle obtenue la saison dernière à Bahreïn sur sa Racing Point. "Bakou, c'est toujours complètement fou", a reconnu le Mexicain après la course. "Je suis désolé pour Max car il a fait une course incroyable. Il méritait la victoire". La douloureuse aurait pu s'avérer plus salée si le rival britannique du pilote Red Bull n'avait pas manqué l'occasion de marquer des gros points.

Max Verstappen (Red Bull) a violemment tapé le mur à Bakou dimanche 6 juin. (NATALIA KOLESNIKOVA / AFP)

A l'issue du chaos et avant une fin de course rendue incertaine par la sortie du drapeau rouge à trois tours de la fin, Hamilton avait encore la deuxième place en poche. Mais lors du deuxième départ, le septuple champion du monde tirait tout droit au premier virage et repartait en queue de peloton. "J'ai touché un bouton qui a changé la balance des freins, a expliqué Hamilton après coup. Ca rend humble et je suis vraiment désolé pour l'équipe." Aucun point au compteur, comme Verstappen, et une occasion ratée de reprendre la tête du championnat. Malheureux sur les deux circuits urbains, le Britannique va bientôt retrouver au Paul Ricard un tracé plus propice à sa Mercedes, ce qui n'est pas pour lui déplaire.

Gasly retrouve le podium

On en oublierait presque le grand retour de Sebastian Vettel sur le podium d'une course de F1 après avoir mené un GP pour la première fois depuis le Brésil 2019. L'Allemand, qui retrouve des couleurs après des débuts très difficiles dans sa nouvelle écurie (aucun point sur les quatre premières courses), a obtenu une magnifique deuxième place devant l'Alpha Tauri de Pierre Gasly.

Parti 4e sur la grille, le Français a réussi un week-end complet en résistant, avec la manière, à la Ferrari de Charles Leclerc dans le rush final. "C'est un sentiment incroyable de revenir sur le podium", a réagi le Normand qui s'était imposé à Monza la saison dernière. Le Monégasque n'est quant à lui pas malheureux avec sa 4e place. Le poleman s'était vite fait déborder en course une fois le DRS activé et n'a jamais vraiment pu faire fonctionner ses pneus. Il a au moins su tirer profit d'une course où ce sont les autres qui ont tâté le mur.

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Formule 1

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.